Immobilier : hausse à Paris en décembre, mais baisses générales en 2014

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L'immobilier parisien a terminé l'année par une petite hausse. Néanmoins, à Paris comme en Province, l'année 2014 a été négative pour l'immobilier.
L'immobilier parisien a terminé l'année par une petite hausse. Néanmoins, à Paris comme en Province, l'année 2014 a été négative pour l'immobilier.

Après une baisse relativement marquée en septembre puis une stagnation en octobre et novembre derniers, l'immobilier parisien a connu une légère hausse en décembre (+0,3%). Quant au marché de l'immobilier de Province, l'année 2014 aura été marquée par une forte baisse.

En période de stagnation économique, l'immobilier reste une valeur refuge dans les grandes villes, notamment à Paris. A l'inverse, les quartiers périphériques ainsi que les logements de Province connaissent des chutes parfois marquées.

Immobilier parisien : +0,3% en décembre

D'après le baromètre mensuel du site meilleursagents.com, l'immobilier « ancien » de Paris intramuros a augmenté de 0,3% au cours du mois dernier pour s'établir à 7863¤/m². Pour rappel, les précédentes variations étaient de -1% en septembre, -0,1% en octobre et 0% en novembre.

La hausse de décembre ne doit pas faire perdre de vue que sur l'ensemble de l'année 2014, les prix se sont contractés de 2,8% à Paris. À noter que ces chiffres sont des moyennes et que chaque arrondissement de la capitale connaît ses propres variations.

Les prix de la périphérie parisienne, quant à eux, ont plutôt baissé le mois dernier. Dans le 92 et le 93, les prix se sont respectivement contractés de 0,2% et 0,3%. Dans le 94, les prix ont augmenté de manière peu significative (+0,1%). Sur un an, leur tendance suit les prix parisiens : les trois départements précédemment cités ont connu des contractions respectives de -1,7%, -3% et -2,5%.

L'effet des taux bas ?

Difficile de savoir exactement comment interpréter la hausse des prix constatée en décembre. Les records de faiblesse des taux d'emprunt immobilier y sont probablement pour quelque chose : puisque l'emprunt coûte moins cher, cela incite les acheteurs, notamment les primo-accédants, à s'endetter pour acheter un appartement. Néanmoins, les records de faiblesse des taux ne sont aussi que le reflet d'un marché immobilier atone.

La prudence est en effet toujours de mise chez les acheteurs : le manque de dynamisme économique en Europe n'incite pas les particuliers français et étrangers à acheter, et donc à soutenir la hausse des prix. À Paris en particulier, la valorisation de l'immobilier reste toujours très élevée : son potentiel de croissance étant limité, cela peut freiner l'envie d'acheter.

Province : une année 2014 très contrastée

Du côté du marché immobilier de Province, les performances sont contrastées. Dans les grandes villes, notamment les préfectures de départements, les prix de l'immobilier auraient globalement suivi la tendance parisienne avec une baisse moyenne d'environ 3% à 5% sur les 12 derniers mois. Les disparités sont cependant fortes, avec des évolutions s'échelonnant d'environ -9% au Havre (1730¤/m²) à environ +6% à Bordeaux (3080¤/m²).

La baisse est en revanche beaucoup plus marquée pour les petites villes périphériques. Les logements situés à plus de 20 km d'une grande agglomération ont ainsi pu chuter de 10% à 15% au cours de l'année 2014. Un chiffre très significatif, qui souligne le fait que les campagnes attirent de moins en moins les acheteurs. Les biens « mal situés », isolés, ou anciens et non rénovés trouveraient désormais très difficilement preneurs malgré leurs prix particulièrement bas.

X. Bargue

Le prix au mètre carré en région parisienne, arrondissement par arrondissement, ainsi que dans toute la France, peut être consulté sur le site Boursorama. Consultez également les annonces immobilières dans toute la France.

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  • M9405925 le mardi 6 jan 2015 à 13:52

    J'espère une VRAIE baisse cette année !