Retour de la grippe aviaire : faut-il s'inquiéter ?

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Des cas de grippe aviaire dans le Sud-Ouest de la France inquiètent de nouveau les consommateurs de volaille. Si le gouvernement s'est montré rassurant sur le sujet, ce « retour de la grippe aviaire » pourrait avoir de sérieuses conséquences sur les professionnels du secteur.

La grippe aviaire touche la volaille.
La grippe aviaire touche la volaille.

Au moins 61 cas avérés

Commençons par rappeler les faits. Le 24 novembre 2015, un cas avéré de grippe aviaire est confirmé en Dordogne. Depuis, et régulièrement pendant le mois de décembre, d'autres cas ont été signalés. A la veille de Noël, 61 cas avaient ainsi été révélés, dans 6 départements du Sud-Ouest français : Hautes-Pyrénées, Gers, Landes... Ce chiffre est évidemment à mettre à jour avec l'actualité : d'autres cas sont potentiellement avérés, mais les experts continuent de travailler sur les souches prélevées.

Parler de « pandémie » serait donc exagéré, bien que les cas soient relativement disséminés sur le territoire français. Toutefois, des importateurs de produits avicoles, comme le Japon ou le Maroc ont décidé de suspendre les échanges. Cette épidémie fait suite à la grippe aviaire qui avait touché la France en 2004. A l'époque, le virus avait été très médiatisé, notamment parce qu'il était transmissible à l'homme.

Comme en 2004, le virus est très surveillé. Ce que craignent les organismes publics, c'est que ce virus subisse une mutation qui le rendrait transmissible à l'homme. Mais la situation n'en est pas encore à ce stade.

Aucun danger pour l'homme

D'ailleurs, tous les acteurs de la crise sont unanimes sur le sujet : cette fois, il faut appeler au calme. En premier lieu, Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, a affirmé que ce virus ne se transmettait pas à l'homme. Le ministre s'est notamment appuyé sur un rapport rendu à la mi-décembre et qui avait analysé le premier cas, celui découvert en Dordogne.

Les personnes consommatrices de volaille n'ont donc rien à craindre. En réalité, les personnes mises en danger par la grippe aviaire semblent plutôt être les producteurs. Peu de temps avant les fêtes de fin d'année, cette mauvaise publicité peut sensiblement altérer les ventes de foie gras, alors que la période est la plus propice. En outre, les cas décelés de grippe aviaire semblent avoir touché en priorité les canards, ce qui n'arrange pas la situation des producteurs.

L'autre impact pour ces professionnels est le coût que peut représenter la confirmation d'un cas de grippe aviaire. Parmi les bêtes, le virus peut se révéler extrêmement contagieux et extrêmement létal : il est question d'une mortalité pouvant atteindre 100% dans les 48 heures. A terme, un troupeau peut être facilement décimé s'il n'est pas rapidement pris en main.
De plus, le traitement comporte un coût. Le producteur doit mettre en place un vide sanitaire, s'assurer que les autres bêtes ne sont pas contaminées et désinfecter l'ensemble de sa surface de travail.

Trucs et astuces

Si vous voulez vous préparer face à une pandémie (quelle qu'elle soit), le meilleur moyen est de prendre soin de vous. Avoir une bonne hygiène de vie (repos, alimentation, etc.) est la meilleure façon d'entretenir ses anticorps, qui lutteront mieux en cas de maladie.

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