Malade la nuit ou le dimanche ? «Appelez le 15»

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EN IMAGES - L'Agence régionale de santé d'Île-de-France lance une campagne de communication pour inciter les Franciliens à appeler le numéro d'urgence en cas de problème de santé imprévu, plutôt que de se rendre dans les hôpitaux saturés.

«Samedi 17h. Petite gastro ou appendicite aigüe?», «3h du matin. Crise d'angoisse ou crise cardiaque?». L'Agence régionale de santé d'Île-de-France lance à partir de mi-janvier et durant tout le premier trimestre de 2015 une campagne visant à inciter les Franciliens à appeler le 15 avant de se précipiter aux urgences des hôpitaux de Paris en cas de problème de santé imprévu la nuit, le week-end ou les jours fériés. Son objectif est «d'éviter les passages aux urgences inappropriés tout en assurant la qualité et la sécurité de la prise en charge des usagers».

D'après un sondage réalisé l'an dernier par TNS Sofres pour l'ARS, une majorité de Franciliens (54%) déclare ne pas savoir précisément quoi faire en cas de maladie imprévue. Le week-end et la nuit, ils se dirigent donc en priorité vers les services d'urgences des hôpitaux. Et 66% des sondés pensent que l'appel au 15 est réservé aux cas très graves.

En 2012, 18 millions de passages ont été enregistrés dans les services d'urgences en France - un chiffre en hausse de 30% en dix ans - dont 3,5 millions étaient évitables, a constaté la Cour des comptes dans son dernier rapport annuel sur la Sécurité sociale. Malgré ce bond vertigineux, l'AP-HP s'est fixé l'objectif ambitieux de réduire par deux le temps de prise en charge aux urgences d'ici à cinq ans, notamment en améliorant l'orientation en amont des patients. Aujourd'hui, le temps moyen de prise en charge en région parisienne est de 4 heures pour les adultes et de 2h25 pour les enfants.

C'est pourquoi l'ARS rappelle le rôle du 15 qui est «en effet le numéro à composer pour l'urgence vitale, mais pas seulement». Les centres 15, souligne-t-elle, prodiguent aussi conseils aux personnes confrontées par exemple en pleine nuit à un problème de santé, mais les orientent aussi vers «une consultation dans un lieu fixe de garde, une visite à domicile, un recours à l'aide médicale urgente ...»

Cette campagne sera diffusée dans la presse et via des affiches sur les devantures de pharmacies ou dans les abribus. «Des affiches et des flyers seront également distribués dans les établissements de l'AP-HP, dans des cabinets de médecine générale et de pédiatrie, ainsi que dans les mairies», précise l'ARS, qui renvoie vers le site medecinsdegarde.org pour davantage d'informations sur le 15.

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  • annelion le mercredi 14 jan 2015 à 09:43

    Encore faut il qu'ils veuillent bien se déplacer.