La politique familiale fait chuter les ventes de produits pour bébés

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Les achats de produits de puériculture ont diminué de 3% au premier semestre de l'année 2015, en parallèle d'une baisse de la natalité. Le recul du versement de la prime à la naissance, effectif depuis le début d'année, fait du tort aux enseignes.

Le marché lié à la natalité des nouveaux-nés connaît quelques turbulences au premier semestre, en parallèle du nombre de naissances, en net recul. Par rapport à l'année précédente, les ventes d'objets de puériculture en enseigne ont diminué de 3% au premier semestre 2015, selon un baromètre de la fédération des Industries Jouet-Puériculture (FJP). Ce recul s'explique notamment par les conséquences de la crise économique qui perdure. Mais, selon le directeur général de la FJP, cette évolution négative des ventes résulte de la politique familiale instaurée au début de l'année. «Il est très difficile de dire si cette baisse intervient conséquemment au recul des naissances pour la première partie de l'année, explique Michel Moggio. Mais une chose est sûre, le recul de la prime à la naissance a refroidi les gens à acheter des produits de puériculture en magasin».

Jusqu'alors versée au septième mois de grossesse, cette aide de l'État aux ménages les plus modestes est, depuis le 1er janvier 2015, versée deux mois après la naissance du bébé. À hauteur de 932 euros, elle permettait aux futurs parents d'anticiper matériellement l'arrivée du nouveau-né, alors que chaque ménage dépense en moyenne 1500 euros pour l'équipement de leur enfant. Le report de la prime à la naissance permet à l'État de générer un gain de trésorie sur l'année, puisque une partie de cette aide sera versée en 2016. «Le recul du versement de la prime pousse les gens à consommer autrement. Ils se tournent désormais vers les produits d'occasion, analyse Michel Moggio. Et lorsque l'argent est versé, on n'est pas certain que cette aide serve à financer l'équipement du bébé, elle arrive trop tard».

L'occasion d'acheter sur Internet

Comme dans tous les secteurs, les gens consomment autrement et privilégient désormais Internet pour acheter des produits de seconde main. Le marché de la puériculture n'échappe à cette règle. Près d'une maman sur deux a déjà acheté un article d'occasion. Le site «En poussette Simone» s'est spécialisé dans la revente d'équipements déjà utilisés. «On remarque une percée assez récente des ventes de nos produits», explique Olivier Marais, le dirigeant du site. S'il affirme que le report de la prime à la naissance vient certainement «resteindre le budget des foyers», il remarque que les gens se tournent vers les produits de puériculture dont la valeur marchande est particulièrement élevée. «Ils privilégient surtout les poussettes ou les sièges-auto, que nous vendons entre 30 et 50% de leur prix d'achat initial», explique Olivier Marais. Un gain financier conséquent pour les ménages qui achètent à 86% la poussette pendant la grossesse.

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  • heimdal le lundi 9 nov 2015 à 08:11

    Et pourquoi pas une prime au décès pendant qu'on y est pour payer l'enterrement .Toutes ces primes plus ou moins justifiables ne font qu'engraisser les industriels par le contribuable .

  • bearnhar le lundi 9 nov 2015 à 07:08

    Prime à la naissance...qu'est-ce qu'on rigole...