La baisse d'impôt ferait 7 millions de bénéficiaires

le , mis à jour à 10:40
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Le gouvernement souhaite élargir aux classes moyennes la baisse d'impôt dont les foyers modestes ont bénéficié en 2015.

La mesure de baisse d'impôt pour 2016, que va détailler François Hollande ce lundi lors de sa conférence de presse devrait concerner un nombre significatif de ménages. Sept millions de foyers fiscaux devraient être concernés par cet allégement de l'impôt sur le revenu, a affirmé vendredi France 2, indiquant que cela représenterait «un chèque moyen de 285 euros». Ce qui permettrait d'atteindre un montant de 2 milliards, confirmé par plusieurs sources. Bercy a aussitôt relativisé. «Il s'agit d'une hypothèse de travail parmi d'autres. Le président travaille et arbitrera ce week-end», a réagi le ministère des Finances.

Ces chiffres pourraient cependant être proches de la réalité. «Ce serait cohérent», explique Dominique Lefebvre, le vice-président PS de la commission des finances. Le gouvernement souhaite en effet, selon lui, «alléger l'impôt sur le revenu d'un nombre important de contribuables et de façon conséquente», en évitant l'effet saupoudrage. L'objectif est d'élargir aux classes moyennes la baisse d'impôt de 2015, qui a bénéficié à 9,45 millions de foyers modestes (dont 3 millions sont sortis ou ont évité d'entrer dans l'impôt).

10 % des foyers ont payé 70 % de l'IR en 2012

L'un des outils disponibles est de reculer le seuil d'entrée dans la première tranche imposable, à 14 %, qui démarre à 9690 euros de revenus. Cela reviendrait de fait à reculer le montant effectif à partir duquel un célibataire commence à payer de l'impôt (14.000 euros de revenu net imposable aujourd'hui). Autre hypothèse: un travail sur la décote.

L'exécutif ne chercherait pas à faire de nouveau sortir massivement des personnes de l'impôt, mais à alléger la facture pour les classes moyennes qui ont connu des hausses ces dernières années. «Le nombre de foyers imposés à l'impôt sur le revenu a considérablement augmenté entre 2010 et aujourd'hui. Il ne me paraît pas anormal de revenir à peu près au même niveau que 2010 (…) , c'est-à-dire rendre aux Français les plus modestes une part des efforts qu'ils avaient acceptés», avait déclaré le ministre des Finances, Michel Sapin. Cela pose la question de la concentration de l'impôt sur le revenu, alors que 10 % des foyers, les plus aisés ont payé 70 % de l'IR en 2012 et que moins d'un ménage sur deux s'en acquitte.

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  • troalic le lundi 7 sept 2015 à 10:47

    ....pendant que les impôts locaux et fonciers grimpent joyeusement.... Poudre aux yeux !!

  • gl060670 le lundi 7 sept 2015 à 10:37

    bientôt il ne restera plus qu'une poignée de bons citoyens !