Au Canada, une incroyable maison flottante au c½ur de la nature

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EN IMAGES - Un couple d’artistes canadiens vit sur une île répartie en 12 plateformes flottantes qu’ils ont construit en 1992. Électricité, eau potable, nourriture… ils revendiquent un mode vie écologique.

En marge de la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre prochain, une île flottante construite par deux canadiens pourrait servir d’exemple pour lutter contre le réchauffement climatique et vivre dans le respect de la nature. Construite en 1992 dans la baie de Clayoquot au Canada, «Freedom Cove» - qui se traduit littéralement par «Crique de la liberté» - est cent pour cent écologique et autosuffisante.

Le sculpteur Wayne Adams et Catherine King, peintre et écrivaine, se sont lancés un défi un peu fou: quitter leur vie d’urbains dans la petite ville de Tofino pour construire une maison flottante en pleine nature. «Un hiver, une tempête a fait tomber tout un tas d’arbres», explique Wayne Adams au site canadien du Huffington Post. «Nous avons rassemblé tout le bois, nous l’avons rapporté à l’homme à qui il appartenait, mais il a dit qu’on pouvait le garder. Nous avons donc pensé qu’il était temps de démarrer la construction de cette maison». Vingt-trois ans après, les lieux se sont agrandis prenant l’apparence d’un mini-village flottant…

2000 mètres carrés de jardins

Sur l’ensemble des 12 plateformes en bois, on retrouve un phare pour accueillir les visiteurs, une piste de danse, une galerie d’art et 2000 mètres carrés de terres pour cultiver des fruits et légumes de saison. L’ensemble est alimenté par 14 panneaux solaires et un générateur à gaz combustible. Mais sur «Freedom Com» on ne trouve ni congélateur, ni réfrigérateur. Les propriétaires consomment les produits de leur potager et se nourrissent grâce à la pêche locale.

Pour l’eau potable, Wayne Adams et Catherine King s’approvisionnent l’été dans une cascade très proche de leur habitation flottante. L’hiver, ils récupèrent les eaux de pluies. En revanche, ils reviennent uniquement à la vie urbaine tous les quinze jours pour acheter des produits, comme des céréales, dans les commerces de la ville de Tofino, située à une demi-heure en bateau.

Une habitation menacée par des rats de 14 kilos

Pour avoir leurs œufs frais, ce couple d’artistes a pensé à installer un poulailler sur leur îlot. Mais face aux animaux prédateurs, ils ont abandonné le projet. S’ils ont la chance d’apercevoir à deux pas de leur maison flottante des cerfs et des loups… les fondations en bois des 12 plateformes sont parfois mises à rude épreuve par des rats pouvant atteindre les 14 kilos, et qui n’hésitent pas à les ronger. Ce qui ne semble pas paniquer ces canadiens qui reçoivent régulièrement leurs enfants et petits-enfants. Aujourd’hui il n’est plus possible de construire d’autres maisons flottantes dans la zone où se trouve la leur. Pour avoir le droit d’habiter dans cette maison - unique en son genre - le couple d’artistes canadiens verse une taxe aux autorités.

Dernière petit information: pour les plus curieux d’entre vous - et nous savons qu’il y en a! - sachez que ce mini-village sur eau fabriqué de toutes pièces par Wayne Adams, et Catherine King se visite grâce à des excursions en bateau, de juin à septembre. L’occasion de découvrir un habitat et de goûter une vie dans le plus grand respect de la nature…

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