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Isolation, chauffage, rénovation : quelles sont les aides mises à disposition des ménages cet hiver ?
information fournie par Boursorama avec Newsgene 24/11/2022 à 17:07

Une pléthore d'aides existe pour aider les ménages à se chauffer ou à rénover leur logement, mais leur existence n'est pas toujours connue de celles et ceux qui peuvent y prétendre. (TBIT / PIXABAY )

Une pléthore d'aides existe pour aider les ménages à se chauffer ou à rénover leur logement, mais leur existence n'est pas toujours connue de celles et ceux qui peuvent y prétendre. (TBIT / PIXABAY )

Cet hiver encore, de nombreuses aides sont accordées aux ménages pour se chauffer à moindre coût ou rénover thermiquement leur logement. MaPrimeRénov', chèque énergie, bouclier tarifaire et chèque bois... Les dispositifs se multiplient tant et si bien qu'il est parfois difficile d'y voir clair. La méconnaissance de ces aides par celles et ceux qui peuvent y prétendre est notamment mise en cause.

MaPrimeRénov', bouclier tarifaire, chèques énergie, fioul et bois... Jamais autant de subventions n'auront été accordées pour se chauffer ou rénover thermiquement son logement. Une pléthore de dispositifs qui, comme le rappelle l'AFP, est parfois méconnue des ménages qui peuvent y prétendre.

En octobre 2022, une étude publiée par l'université de Grenoble-Alpes a en effet mis en exergue les difficultés rencontrées par les ménages pour accéder aux aides auxquelles ils ont pourtant droit. « Il faut tout repenser, les aides sur le bâti, sur le chauffage, et le mix énergétique, car le système d'aides actuel relève de l'usine à gaz » , dénonce Nadia Ziane, de l'association de consommateurs Familles Rurales.

MaPrimeRénov'

Mis en place en 2020, le dispositif MaPrimeRénov a été sévèrement critiqué dans un rapport de la Défenseure des droits publié fin octobre. Des « dysfonctionnements techniques récurrents » ont notamment été évoqués . Alors que l'Agence nationale de l'habitat (Anah), qui pilote le dispositif, assure que le délai moyen d'instruction des dossiers est de 15 jours ouvrés, nombre de cas traînent pendant des mois. Pour l'isolation extérieure de sa maison, un homme vivant à Savigneux, dans la Loire, s'était ainsi vu promettre le versement de sa prime de 4 000 euros pour début 2021. Ce retraité de 81 ans ne l'a finalement reçue qu'un an et demi plus tard.

En cause ? Le tout informatique et l'absence d'interlocuteur humain. « Mon dossier, accepté initialement, a fini par être rejeté » pour une histoire de date purement administrative et « je n'avais jamais personne à qui parler à l'Anah » , a-t-il raconté à l'AFP. Le dossier a été rouvert en mai après saisine de la Défenseure des droits.

Bouclier tarifaire

« Souvent les gens n'arrivent pas à remplir les dossiers en ligne, très compliqués, avec des demandes de données incroyables, et au bout d'un moment, c'est trop tard, ils ne peuvent plus prétendre à l'aide promise » , résume Virginie Durin, de l'association Familles de France. En 2021, un bilan établi par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a évalué à 650 000 le nombre de dossiers MaPrimeRénov' acceptés, avec une prime moyenne de 3 000 euros. L'aide est accordée sous conditions de ressources.

Le bouclier tarifaire permet quant à lui de protéger les consommateurs face à une hausse trop importante des tarifs. Ainsi, le blocage tarifaire est le blocage par l'Etat des prix du gaz et de l'électricité à leurs niveaux de l'hiver dernier, avec une revue à la hausse en 2023 moindre que celle des prix du marché. Mais les abonnés à certains fournisseurs d'énergie alternatifs ont dû revenir chez EDF pour en profiter. En outre, si ces tarifs gelés s'appliquent automatiquement aux particuliers, ce n'est pas le cas des copropriétés ou des logements sociaux qui ne reçoivent une aide qu'a posteriori. Cette aide, en outre, ne couvre pas forcément la totalité des hausses de factures de ces logements collectifs.

Chèque énergie

Le chèque énergie a été mis en place en 2018 pour remplacer les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité. Il est habituellement versé une fois par an, au printemps et sous conditions de ressources, à 5,8 millions de ménages modestes. Le montant moyen s'établit à 148 euros. Mais en 2019, 25% des ménages ayant reçu ce chèque ne l'avaient pas utilisé, par méconnaissance essentiellement.

Avec la crise, le gouvernement a rajouté deux chèques exceptionnels supplémentaires (100 euros en décembre 2021; et de 100 à 200 euros à la fin de l'année 2022 pour environ 12 millions de foyers). « Les gens sous-consomment les aides sociales trop compliquées. Pour ces aides au chauffage à caractère social, il vaudrait mieux qu'elles soient automatiques à travers une hausse des APL par exemple, ce serait plus fluide et efficace » , estime François Carlier, délégué général de l'association de consommateurs CLCV.

Chèque fioul et chèque bois

Enfin, les chèques fioul et bois ont été annoncés fin 2022 pour corriger les oublis du bouclier tarifaire. Le chèque fioul sera également versé sous conditions de ressources. Il doit s'élever à 200 euros versés en une seule fois aux ménages gagnant moins de 10 800 euros par an, et à 100 euros pour ceux gagnant entre 10 800 et 20 000 euros. 1,6 million de foyers devraient en bénéficier sur les 2,8 millions qui se chauffent au fioul.

Pour celles et ceux qui se chauffent au bois, un chèque spécifique a également été annoncé, d'un coût global équivalent (230 millions d'euros environ). Le gouvernement n'a toutefois pas encore annoncé comment il sera distribué.

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