Yémen : la revanche du vieux raïs

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L'ex-président Ali Abdallah Saleh a été chassé du pouvoir en 2011 dans la foulée des printemps arabes.
L'ex-président Ali Abdallah Saleh a été chassé du pouvoir en 2011 dans la foulée des printemps arabes.

Il biche. Depuis sa villa située au centre de Sanaa et placée sous bonne garde, l'ancien président Ali Abdallah Saleh, 72 ans, assiste en silence au putsch en cours dans son pays. Et l'affaire n'est pas pour lui déplaire. Trois ans après sa démission forcée, il voit les milices chiites houthistes, vaguement cousines du Hezbollah libanais, déferler dans la capitale et s'emparer du palais présidentiel après deux jours de combats. Même si les milices chiites ont préféré passer un accord avec le président qu'ils ont chassé de son palais, Saleh tient sa revanche sur ceux qui l'ont démis dans la foulée du soulèvement populaire de 2011...

Un "heureux" retournement de l'histoire. Car, pour l'heure, Saleh coule des jours paisibles. Mieux, on lui prête le pouvoir d'agir en sous-main auprès des nouveaux maîtres de Sanaa. L'ancien raïs tirerait ainsi profit de son formidable réseau tissé parmi les tribus au cours de ses trente-trois années de présidence. Des fidélités acquises à coups de valises de dollars et de 4x4 flambant neufs. En témoignent ses portraits toujours placardés dans les rues de la capitale. En témoigne aussi la facilité avec laquelle les assaillants ont pris le contrôle des principales institutions. Ses partisans encore nombreux au sein de la hiérarchie militaire auraient tout simplement fermé les yeux. Autre indice : si les leaders houthistes conspuent l'Occident et l'actuelle classe politique "corrompue", ils se gardent bien...

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