Yémen : la grande peur de l'Arabie saoudite

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Manifestation de soutien aux houthis, à Sanaa, le 26 mars.
Manifestation de soutien aux houthis, à Sanaa, le 26 mars.

La hantise de l'enfermement est souvent facteur d'interventionnisme pour les pays qui se rêvent en puissances régionales. C'est le cas du Pakistan, qui tente depuis longtemps de satelliser l'Afghanistan, de peur qu'il ne tombe dans l'orbite indienne. Ça l'est également de l'Arabie saoudite, engagée depuis plusieurs années dans une lutte d'influence à la fois géopolitique et religieuse avec l'Iran, aujourd'hui motif de son intervention au Yémen. Ces deux pays ne sont pas seulement les uniques puissances régionales, l'Irak et la Syrie étant livrés au chaos ou à la guerre civile ; ils sont également les porte-étendard des deux grandes subdivisions de l'islam : sunnite pour l'Arabie saoudite, chiite pour l'Iran. Or le vent de l'histoire souffle en ce moment dans le sens du chiisme, pourtant minoritaire dans le monde musulman, et de Téhéran, qui a déjà des obligés à Bagdad, Damas, Beyrouth, d'où la nervosité dont Riyad fait preuve ces derniers temps. Point de transit du pétrole mondial Dès 2009, l'armée saoudienne était intervenue sur la frontière yéménite (voire un peu au-delà) pour éviter une extension de la guérilla chiite qui commençait à s'y développer. Deux ans plus tard, c'est encore elle qui a ramené l'ordre à Bahreïn, où la majorité chiite contestait le pouvoir sunnite. Et ce, toujours par peur de la contagion : le micro-État est voisin des champs pétroliers saoudiens... sur lesquels vit une importante communauté chiite....

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  • Berg690 le vendredi 27 mar 2015 à 10:27

    Elle a raison d'avoir peur.