Washington et Londres appellent à une trêve immédiate au Yémen

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UN APPEL À UNE TRÊVE AU YÉMEN LANCÉ PAR WASHINGTON ET LONDRES
UN APPEL À UNE TRÊVE AU YÉMEN LANCÉ PAR WASHINGTON ET LONDRES

LONDRES (Reuters) - Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé dimanche un appel à un cessez-le-feu immédiat et sans condition au Yémen, où la guerre entre rebelles houthis et forces loyalistes soutenues par l'Arabie saoudite a fait des milliers de morts depuis mars 2015.

A Londres où il a rencontré son homologue britannique Boris Johnson, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a déclaré qu'au cas où les belligérants au Yémen accepteraient le principe d'une trêve, l'émissaire spécial des Nations unies pour le pays, Ould Cheikh Ahmed, se chargerait d'en définir les modalités et le calendrier.

"Il est temps de mettre en place un cessez-le-feu de manière inconditionnelle au Yémen et de s'asseoir ensuite à la table des négociations", a déclaré John Kerry à la presse. "Nous ne pouvons pas souligner davantage aujourd'hui l'urgence de mettre un terme à la violence au Yémen."

Il a ajouté qu'il plaidait, tout comme Boris Johnson et Ould Cheikh Ahmed, pour l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu "le plus rapidement possible, dès lundi ou mardi".

La coalition sous commandement saoudien qui intervient au Yémen depuis mars 2015 est sous le feu des critiques depuis un raid qui a fait jusqu'à 140 morts, selon les Nations unies, lors d'une veillée funèbre il y a une semaine à Sanaa, la capitale.

Samedi, plusieurs missiles ont été tirés en direction du destroyer USS Mason en mer Rouge. L'attaque a échoué.

A Londres, Boris Johnson et John Kerry ont rencontré le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al Djoubeïr ainsi que plusieurs hauts responsables des Emirats arabes unis.

La veille à Lausanne, le chef de la diplomatie américaine avait discuté avec le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif, dont le pays soutient les rebelles houthis.

"C'est devenu une crise d'ampleur énorme avec des problèmes économiques, humanitaires et sanitaires croissants", a déclaré John Kerry.

"Nous sommes en contact avec les parties depuis plusieurs jours. J'ai parlé au ministre des Affaires étrangères d'Oman, ainsi qu'avec les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite et des Emirats, et tout le monde a convenu que le moment était venu d'accentuer les efforts pour atténuer le conflit et trouver une issue", a ajouté le secrétaire d'Etat.

(Lesley Wroughton; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • guerber3 il y a 6 mois

    Les vendeurs d' armes voudraient une pause...ils vont perdre de l' argent...!