Vote de confiance : la leçon de Manuel Valls aux frondeurs

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Manuel Valls, applaudi par sa majorité, juste après son discours de politique générale.
Manuel Valls, applaudi par sa majorité, juste après son discours de politique générale.

Manuel Valls a mis sa majorité devant ses responsabilités, mardi à l'Assemblée nationale. Alors qu'il n'y était nullement obligé par la Constitution, le Premier ministre a choisi de faire procéder à un vote de confiance, le deuxième en cinq mois. "La clarification apportée au sein de l'exécutif devait trouver sa traduction ici même à l'Assemblée nationale", a-t-il lancé à ses troupes, à commencer par les plus frondeuses, dès le début de son discours de politique générale.

D'emblée, le Premier ministre évoque "l'évolution exceptionnelle de la conjoncture économique européenne", caractérisée par "une croissance faible et un risque de déflation inquiétant qui remettent en cause nos prévisions les plus raisonnables". Un message à nos partenaires européens auxquels la France demande la reconnaissance des "circonstances exceptionnelles", autorisant un report de la réduction de la cible de déficit, mais aussi à l'opposition, prompte à dénoncer l'incurie financière de la gauche.

Une "réorientation de l'Europe" en marche

Mais c'est surtout la confiance de sa majorité que le Premier ministre était venu chercher. Et il a fait passer son message, non sans un certain brio. "La crise économique (...) frappe l'Europe et la France depuis six ans. Elle brise toutes les certitudes et alimente tous les malaises. (...) Je comprends les impatiences, les doutes, les colères. Ils sont légitimes quand le chômage atteint des niveaux...

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