Vivre sur une île ? Plus facile à dire qu'à faire...

le
1

Régulièrement balayées par les tempêtes, parfois éloignées du continent, elles véhiculent souvent l’image de lieux de vie difficiles.

La récente hausse des tarifs des liaisons maritimes vers les îles du Morbihan, contre laquelle se sont battus pendant leurs habitants, a mis un coup de projecteur sur la vie des insulaires, entre difficultés, contraintes, mais aussi privilèges. Liaisons maritimes bloquées, manifestations de cirés jaunes - devenus le symbole du mouvement - «marches funèbres», grèves de la faim... les «îliens» ont tout fait en fin d’année dernière pour empêcher cette hausse tarifaire.

Votée par le département avant d’être appliquée en janvier, cette augmentation était considérée par ses opposants comme «une catastrophe» pour l’économie de leurs îles. Les îles morbihannaises de Groix, Belle-Ile-en-Mer, Houat et Hoedic font partie des îles du Ponant, quinze petits bouts de terre situés dans la Manche et l’Atlantique. Habitées à l’année, elles ne sont pas reliées au continent par un pont ou une route submersible, ce qui exclut Oléron, Ré ou Noirmoutier.

Les îles du Ponant ont vu leur population divisée par deux depuis les années 1920 pour atteindre quelque 16.000 habitants aujourd’hui. Cependant, depuis les années 1980, la baisse ralentit, certaines parvenant même à enrayer le phénomène, comme Belle-Ile-en-Mer.

Les îles attirent les nouveaux entrepreneurs

Régulièrement balayées par les tempêtes, parfois éloignées du continent, elles véhiculent souvent l’image de lieux de vie difficiles. En 2013, un juge de Montpellier avait ainsi rejeté la demande d’une mère de famille séparée d’établir la résidence de ses enfants à Sein en estimant que l’île, habitée par quelque 140 personnes à l’année, était un lieu «relativement hostile» pour des enfants.

Un jugement qui a choqué la plupart des îliens, conscients du privilège que constitue le fait de vivre sur une île, notamment pour les enfants avec une école pour deux élèves, comme à Houat, ou une pour sept, comme à Molène. Les îles attirent les nouveaux entrepreneurs, souvent à la recherche d’une meilleure qualité de vie, souligne d’ailleurs une récente étude de l’Université de Bretagne occidentale (UBO).

Reste que les contraintes sont nombreuses sur les îles, entre éloignement du continent, dépendance envers les horaires des traversées, difficultés pour y trouver un emploi, se loger, entre pression immobilière liée au tourisme et contraintes écologiques.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ML777 le samedi 31 jan 2015 à 14:02

    1 enseignant pour 1 élève sur Sein ... Y'a des limites au service public ...