Viols en Centrafrique : l'armée au courant dès mai 2014 ?

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Un véhicule de la force armée française Sangaris patrouillant dans une rue de Bangui, le 2 octobre 2015.  
Un véhicule de la force armée française Sangaris patrouillant dans une rue de Bangui, le 2 octobre 2015.  

Gallianne Palayret est officier des droits de l'homme pour l'ONU. Cette Française est à l'origine des révélations de viols commis par des militaires français de l'opération Sangaris en Centrafrique sur des enfants. Son rapport, publié en avril 2015 par le quotidien britannique The Guardian

, fait état des témoignages de six enfants de 9 à 13 ans dénonçant ces abus sexuels, dont des fellations, dans le camp de l'aéroport M'Poko à Bangui, entre fin 2013 et mai-juin 2014.

Ces témoignages ont provoqué à l'époque un vif émoi au sein de l'armée française. "Si les faits sont avérés, je ne mesurerai pas ma colère, parce lorsque le soldat français est en mission, il est la France. Si, d'aventure, un seul d'entre eux a commis de tels actes, qu'il se dénonce immédiatement", avait déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Les langues se délient

Or, peu après les révélations du Guardian, les langues ont commencé à se délier. Il s'est avéré que les Nations unies étaient au courant des allégations de viols depuis un an, et avaient ouvert une enquête dès le printemps 2014. Un responsable de l'ONU a alors transmis en juillet 2014 le rapport d'enquête aux autorités françaises, date à laquelle celles-ci ont officiellement été mises au courant. À son tour, Paris a alors ouvert une enquête préliminaire. Quatorze soldats ont été mis en cause, dont trois ont été identifiés...

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