Violences lors des manifestations : la police débordée ?

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À Paris, le 9 avril. En deux mois, le bilan de la contestation est lourd : plus de 1 000 interpellations, 300 policiers ou gendarmes et des centaines de manifestants ont été blessés.
À Paris, le 9 avril. En deux mois, le bilan de la contestation est lourd : plus de 1 000 interpellations, 300 policiers ou gendarmes et des centaines de manifestants ont été blessés.

Nuages de gaz lacrymogènes, jets de projectiles, jeunes frappés, policiers blessés : les violences se multiplient lors des manifestations contre la loi travail, suscitant des interrogations sur la stratégie de maintien de l'ordre adoptée par les autorités. « La doctrine vise à garantir le plus possible la liberté de manifester, tout en faisant preuve de fermeté face aux casseurs », assure à l'AFP une source policière, qui insiste sur « la répétition systématique et inédite d'incidents » à Paris, à Nantes, à Rennes et à Marseille.

Avec un bilan assez lourd : en deux mois, plus de 1 000 interpellations, quelque 300 policiers et gendarmes blessés, comme des centaines de manifestants, dont un étudiant qui a perdu l'usage de son oeil gauche à Rennes. « L'idée est d'éviter au maximum le corps à corps, d'où l'usage de gaz lacrymogènes qui permettent de disperser sans aller au contact. Et d'encadrer la manifestation, en tête, en queue et sur les côtés du cortège, pour éviter les dégradations », explique une autre source policière.

Le problème des casseurs

Avec une nouvelle difficulté : les casseurs ne sont plus forcément en fin de cortège et les violences n'attendent pas la fin de la manifestation pour éclater. « Ils se mélangent aux manifestants, cachent des sacs à dos sur l'itinéraire et cassent tout au long de la manifestation », selon cette source, critiquant les services...

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