Vérités et mensonges sur l'affaire Vincent Lambert

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Vincent Lambert au CHU de Rheims, ici en janvier 2015, en compagnie de sa mère, qui refuse l'arrêt des soins.
Vincent Lambert au CHU de Rheims, ici en janvier 2015, en compagnie de sa mère, qui refuse l'arrêt des soins.

Cette affaire a connu tant de rebondissements judiciaires, elle est si complexe que, comme souvent, on ne sait plus aujourd'hui de quoi on parle. Et les tribunes qui fleurissent ici ou là, les prises de position de philosophes, d'autorités religieuses, de partisans d'un bord ou de l'autre sont truffées de raccourcis et d'erreurs. Quelques précisions pour se garder, par égard pour cet homme, d'écrire n'importe quoi.

Vincent pourrait, un jour, se « réveiller ». FAUX

L'idée qu'on laisserait mourir un homme simplement enfermé en lui-même, qui ne demanderait, à force de soins et de rééducation, qu'à retrouver le contact avec les siens, est terrifiante. Mais elle est fausse. Dans une tribune publiée le 23 juillet par Le Figaro, le philosophe François-Xavier Bellamy ose rapprocher le cas de Vincent Lambert de celui d'Angèle Lieby, cette femme plongée dans le coma mais parfaitement consciente dont les médecins croyaient qu'elle ne percevait et n'entendait rien. Dans un témoignage publié en 2012 et qui a, à juste titre, frappé les esprits (Une larme m'a sauvée), Angèle Lieby a raconté l'horreur de cette conscience parfaitement alerte enfermée dans un corps que les médecins tenaient presque pour mort et de surcroît maltraitaient. Mais laisser entendre, comme le fait l'auteur de cette tribune, que l'on pourrait ainsi passer à côté de la conscience de Vincent Lambert est, à vrai dire, scandaleux....

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