Verdun-Bataclan, 100 ans de médecine de guerre

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Photo prise en 1916 de soldats français passant à l'attaque depuis leur tranchée lors de la bataille de Verdun durant la Première Guerre mondiale.
Photo prise en 1916 de soldats français passant à l'attaque depuis leur tranchée lors de la bataille de Verdun durant la Première Guerre mondiale.

Une affiche illustrée par la photo d'un blessé évacué dans la boue des tranchées et, en médaillon, celle des ambulances devant le Bataclan, le 13 novembre 2015. L'exposition temporaire « Les secours aux blessés et aux victimes » au mémorial de Verdun retrace l'évolution des pratiques de la médecine d'urgence depuis la Première Guerre mondiale jusqu'aux conflits et événements contemporains (*). C'est au lendemain d'août 1914 et d'un carnage auquel personne ne s'attendait que la prise en charge des blessés change radicalement. Les médecins étaient pourtant prêts à les accueillir, mais dans les hôpitaux de l'arrière où ils ne parviennent qu'après parfois plusieurs jours de voyage en train. Quand on ouvre leurs portes, c'est l'odeur putride de la mort qui saute au visage des infirmiers. La plupart des soldats sont décédés d'infection ou du tétanos durant le long trajet. Autant de victimes à ajouter au plus lourd bilan jamais enregistré par les armées françaises. 22 000 morts dans la seule journée du 22 août, dus aux ravages de l'artillerie lourde allemande et des mitrailleuses, largement employées.

Soigner le blessé sur le champ de bataille

Dès septembre, une nouvelle doctrine est établie. Il faudra soigner le blessé au plus près de l'endroit où il a été touché, sur le champ de bataille lui-même, avant de l'évacuer vers une série d'hôpitaux de campagne établis tout au long du trajet qu'il empruntera...

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