Valls fait de la lutte contre "l'islamo-fascisme" une clé de 2017

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POUR MANUEL VALLS, LA LUTTE CONTRE "L'ISLAMO-FASCISME" EST UN FACTEUR CLÉ EN VUE DE 2017
POUR MANUEL VALLS, LA LUTTE CONTRE "L'ISLAMO-FASCISME" EST UN FACTEUR CLÉ EN VUE DE 2017

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a fait lundi de la lutte contre "l'islamo-fascisme", en France comme à l'étranger, une clé de l'élection présidentielle de 2017 et de la confrontation avec le Front national, qui ne cesse de progresser en France.

Les valeurs de la République et de la laïcité, la lutte contre le djihadisme et le communautarisme doivent être l'affaire de l'ensemble de la société, y compris des musulmans eux-mêmes, a déclaré le Premier ministre sur RTL.

"Nous avons trop laissé au cours de ces dernières années ces thèmes à la droite extrême", a-t-il ajouté. "Il faut que tous les républicains (...) ne laissent plus rien passer."

Manuel Valls a plaidé pour une réponse "ferme", qui fasse de "l'autorité" une valeur, face à la "réponse autoritaire" et "contraire aux valeurs de la République" proposée par le parti présidée par Marine Le Pen.

Il n'a pas exclu que, faute d'un tel sursaut, le FN s'impose lors de la prochaine élection présidentielle, à laquelle Marine Le Pen semble d'ores et déjà en mesure de figurer au second tour, selon les sondages sur les intentions de vote.

"Il y a danger. Quand le Front national fait 25% aux élections européennes, quand dans les enquêtes d'opinion il est donné autour de 30%, bien sûr qu'il y a une dynamique", a dit Manuel Valls. "Nous sommes sur le fil du rasoir."

Après un moment de flottement en janvier, faute d'avoir su prendre la vague d'unité nationale déclenchée par les attentats qui ont fait 17 morts, le FN semble renouer avec cette dynamique, qui était la sienne avant ces événements.

Le score de la candidate FN au second tour de l'élection législative partielle du Doubs, battue de justesse par son adversaire socialiste le 8 février, a jeté l'émoi dans les états-majors des autres partis, en particulier l'UMP et le PS.

Leurs craintes sont renforcées par la perspective d'une percée du FN aux élections départementales de mars.

RÉORGANISER L'ISLAM DE FRANCE

Le parti de Marine Le Pen arrive en tête dans les souhaits de victoire des Français (29%) pour ce scrutin intermédiaire, selon un sondage de l'Ifop pour le Journal du Dimanche.

Selon un sondage TNS Sofres publié lundi par Le Monde, un sympathisant UMP sur deux est favorable à des alliances locales avec le Front national à cette occasion.

Or, les "dangers de l'islam radical" sont avec l'immigration un des thèmes de prédilection du FN, alors que l'islam, deuxième religion de France, est jugé incompatible avec "les valeurs de la société française" par un Français sur deux, selon un récent sondage Ipsos/Sopra-Steria pour Le Monde.

Manuel Valls s'est montré déterminé à prendre le problème à bras-le-corps. D'abord au Sénat, jeudi dernier, lorsqu'il a annoncé des consultations sur une réorganisation du culte musulman afin de lutter contre l'islamisme radical, notamment par le biais de son financement. Puis de nouveau lundi sur RTL.

"Il ne faut céder ni à la peur ni à la division mais il faut en même temps poser tous les problèmes", a-t-il déclaré. "Et en même temps il faut que chacun prenne ses responsabilités."

"Prendre ses responsabilités, c'est faire en sorte qu'il y ait un débat au sein de l'islam", a-t-il poursuivi. "Il faut désormais une rupture (...) C'est ce que demandent d'ailleurs l'immense majorité de nos compatriotes musulmans qui n'en peuvent plus (...) d'être confondus avec cette terreur."

Il a jugé compatible avec la loi de 1905 sur la laïcité la formation des imams dans des universités françaises, pour qu'ils puissent "diffuser un message de paix" dans les mosquées.

Il a précisé que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, chargé des cultes, ainsi que sa collègue de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, y travaillaient.

"Il faut former autrement les imams, refuser ces imams qui nous viennent de l'étranger, refuser les financements de l'étranger", a insisté Manuel Valls.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • M2801849 le lundi 16 fév 2015 à 17:12

    @ TIKITI13 certe....

  • M2801849 le lundi 16 fév 2015 à 17:08

    @ TIKITI13 certe.....

  • TIKITI13 le lundi 16 fév 2015 à 16:39

    Et le mien risque fort de subir le même sort... sont ni très "démocrates" ni "vraiment Charlie", les censeurs, ici...!

  • M2801849 le lundi 16 fév 2015 à 16:34

    @ TIKITI13 évidemment mon post a sauté....

  • mjjmimi le lundi 16 fév 2015 à 15:03

    comme ils commencent a avoir chaud aux miches ils repensent à sortir le karcher ?

  • supersum le lundi 16 fév 2015 à 14:52

    Plus facile que le chomage

  • TIKITI13 le lundi 16 fév 2015 à 14:34

    "M2801849 : En fait, l'islamo-fascisme, c'est eux tous qui sont au pouvoir depuis 1958......."C'est absolument indéniable... et c'est bien pour cela qu'aucun de nos "zédiles" ne formulera jamais de regrets, de remords ou d'excuses publiques !!!!!! TOUS responsables ET coupables ! Et toutes leurs jérémiades actuelles ne servent encore une fois qu'à endormir les imbéciles... que nous sommes !Nous étions déjà dans la mauvaise direction... désormais, en plus, on va mettre le turbo !

  • M8252219 le lundi 16 fév 2015 à 13:59

    Avec le lâcher des détenteurs de Kalachnikov de Marseille, on est rassuré ils vont prendre la relève. Ce gouvernement et son ministre de la justice nous prennent pour des moutons à sacrifiés, c'est bientôt Paques.

  • M1178616 le lundi 16 fév 2015 à 13:43

    IL PARLE ..PARLE il commence même à radoter. Ce qu'il faut ce sont des actes. Idem pour le chomage.. RIEN MAIS ABSOLUMENT RIEN.

  • serge537 le lundi 16 fév 2015 à 13:18

    bals pour etre credible il faut changer la sinistre de la justice sinon c est du pipo