Valls dévoile un "Jobs act à la française" pour doper l'embauche

le , mis à jour à 12:02
7

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a dévoilé mardi un paquet de mesures pour doper l'embauche dans les petites et moyennes entreprises, "un Jobs act à la française" sans toucher, selon le gouvernement, au socle du système social français.

Le Premier ministre a tenu sa promesse faite aux partenaires sociaux de ne pas toucher aux fondamentaux du contrat de travail mais a présenté des mesures inattendues comme la possibilité de renouveler deux fois (au lieu d'une) les contrats à durée déterminée ou en intérim.

Autre mesure phare, le gouvernement annonce une nouvelle subvention valable immédiatement de 4.000 euros sur deux ans pour le recrutement d'un premier salarié en CDI ou en CDD de plus de 12 mois dans les petites entreprises.

Le chef du gouvernement a aussi présenté une initiative pour "lisser" les seuils sociaux qui s'appliquent aux entreprises qui franchissent différents seuils d'employés, ce qui déclenche une série de contraintes pour elles.

Ainsi, "au cours des trois prochaines années, les recrutements des entreprises jusqu’à 50 salariés inclus ne déclencheront pas de prélèvements fiscaux et sociaux supplémentaires au titre d’un franchissement de seuil", explique le dossier de presse de Matignon.

Le gouvernement n'est en revanche pas revenu sur sa réforme de la représentation des salariés en fonction des effectifs des entreprises, une réforme qui laisse le patronat sur sa faim.

Ces mesures seront introduites dans les lois en cours d'examen sur le dialogue social et l'activité (loi Macron), ainsi que dans les lois financières de fin d'année.

"Notre volonté est que ce 'programme' constitue à la fois un véritable levier de développement économique et un acte de confiance envers les TPE-PME, pour les inscrire dans une croissance durable, sereine, et riche en emplois", déclare Manuel Valls dans le dossier de présentation de son plan.

Au total, le gouvernement fait le pari que ce paquet de mesures est à même de conforter l'image de réformateur du Premier ministre sans froisser le Parti socialiste, dont le dernier congrès a validé la ligne de François Hollande.

L'incapacité de François Hollande à obtenir des résultats sur le front du chômage, une condition qu'il a fixée pour se représenter en 2017, obscurcit la pré-campagne lancée par le président à la reconquête de son électorat perdu.

Depuis son élection en mai 2012, le nombre de demandeurs d'emploi en France a augmenté de plus de 612.000 unités.

(Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • calippe3 le mardi 9 juin 2015 à 13:48

    ils auront beau faire toutes les mesures prisent ne créent de l' embauche que pour les entreprises qui exportent mais pour les petites et moyennes en France si les carnets de commande ne se remplissent pas il n'y aura pas d'embauche et sans augmentation des salaires des retraites et plus d'impôts on ne peux pas dépenser ....

  • M7403983 le mardi 9 juin 2015 à 12:24

    Valls dévoile un "Jobs act à la française" pour doper l'embauche ==> surtout à la sauce Hollandaise !

  • collar11 le mardi 9 juin 2015 à 12:21

    C'est simplement de la poudre aux yeux, suivant une tactique maintenant établie. On "bouge" dans tous les sens de façon compulsive mais derrière on ne fait rien, ou pire on enfonce le clou à l'envers comme les intermittents du spectacle

  • M7097610 le mardi 9 juin 2015 à 11:31

    et la sanctuarisation du regime chomage des intermitents ? une fois de plus, on tape sur les plus faibles mais surtout rien qui pourrait contrarier les fonctionnaires et regimes speciaux . UNE HONTE

  • Berg690 le mardi 9 juin 2015 à 11:27

    Il faut supprimer la moitié des députés, la totalité du Sénat et fermer 200 agences diverses et variées financées par le budget.

  • M940878 le mardi 9 juin 2015 à 11:27

    pour doper l'embauche il faut commencer par supprimer certaines taxes et impôts et ensuite attendre que les carnets de commande se remplissent

  • M8252219 le mardi 9 juin 2015 à 11:23

    Le PS au gouvernement n'a pas fait les réformes indispensables:Ce sont les 15 à 20% de dépenses publiques de fonctionnement et de social de plus que nos voisins européens qui font que nous ne relancerons pas l'économie et l'industrie française avec ce boulet aux pieds.trop d'élus trop bien payés trop de fonctionnaires improductifs,trop de salariés à régimes et statuts spéciaux peu productifs et avec trop d'avantages et la machine à fabriquer lois et règlements fonctionne toujours à plein régime.