Valls déplore la "violence" de Montebourg, Hamon et Duflot

le
18
VALLS REGRETTE LA "VIOLENCE" DES CANDIDATS DE GAUCHE ANTI-HOLLANDE
VALLS REGRETTE LA "VIOLENCE" DES CANDIDATS DE GAUCHE ANTI-HOLLANDE

PARIS (Reuters) - Manuel Valls dénonce dans une interview à paraître cette semaine dans L'Express la "violence" verbale des anciens ministres de gauche qui se sont récemment déclarés candidats à l'élection présidentielle de 2017.

La semaine dernière, Benoît Hamon s'est lancé dans la course à la primaire socialiste, Cécile Duflot a présenté sa candidature à celle des écologistes et Arnaud Montebourg s'est lui aussi dévoilé en présentant le bilan de François Hollande comme indéfendable.

"Pourquoi, après avoir été solidaires et participé à l’action gouvernementale, une telle violence dans les mots, qui ne sert ni leur démarche, ni la gauche ?" déplore le Premier ministre dans un entretien diffusé mardi.

"Le moment oblige à beaucoup de gravité, de rigueur intellectuelle. La primaire n’est pas un congrès du PS. La présidentielle non plus", ajoute-t-il.

Benoît Hamon, Cécile Duflot et Arnaud Montebourg sont entrés au gouvernement en 2012 avant de le quitter deux ans plus tard sur des désaccords avec la ligne incarnée par le Premier ministre et François Hollande.

Tous trois ont à nouveau pris soin ces derniers jours de se démarquer du bilan de l'exécutif.

"Il m'est impossible, comme à des millions de Français, de soutenir l'actuel président de la République", a déclaré dimanche l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, qui refuse pour l'heure de dire s'il passera par la primaire du PS.

Dans la même interview à l'Express, Manuel Valls affirme qu'il n'a "aucune raison de mettre en doute (la) loyauté" d'Emmanuel Macron, tout en soulignant les divergences entre l'actuel ministre de l'Economie et lui-même.

"Moi, je suis socialiste, c’est ma famille politique", insiste-t-il, faisant allusion à une récente sortie d'Emmanuel Macron, lequel s'est défendu la semaine dernière d'être socialiste.

"L’honnêteté m'oblige à vous dire que je ne suis pas socialiste", a affirmé vendredi le ministre, habitué aux déclarations jugées iconoclastes à gauche, lors d'une visite au Puy du Fou, en Vendée.

(Simon Carraud, édité par Emmanuel Jarry)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M140210 il y a 4 mois

    ca va etre un sacré b...l ces primaires

  • M348281 il y a 4 mois

    soulignant les divergences entre l'actuel ministre de l'Economie et lui-même ????Et ils continuent de faire semblant de gouverner !

  • M348281 il y a 4 mois

    Normal, il est encore plus mouillé que les autres avec hollande son associé !

  • ECP1988 il y a 4 mois

    Et ce quelque soit leur couleur : rouge, rose, vert ,bleu , bleu foncé, blanc.

  • ECP1988 il y a 4 mois

    Ce que j'aime dans tout ce barnum, c'est que peut être un jour les électeurs réaliseront que la politique est inefficace pour améliorer leur vie et qu'ils cesseront de signer des chèques en blanc aux pouvoirs qui les exploitent .

  • miez1804 il y a 4 mois

    une telle violence dans les mots, qui ne sert ni leur démarche, ni la gauche ?" ENCORE UN'AUTRE avec une memoire courte, il as oublié la violence de toutes ces campagne electorales (contre MLP et NS)!!!!!!

  • aiki41 il y a 4 mois

    Notre premier ministre parle de "violence verbale " !! N'Est-ce pas lui qui avait explicitement dit en décembre 2015 que si le FN remportait une région ce serait la guerre civile en France ? Cela allait au-delà de la violence verbale, c'était de l'incitation à la violence !

  • janaliz il y a 4 mois

    Le théâtre de gui.gn.ols en pleine effervescence... La comédie se met en place avec des acteurs de seconde voire de troisième zone...

  • M7163258 il y a 4 mois

    Manque plus que Filippetti et cela sera parfait!!

  • M7163258 il y a 4 mois

    Montebourg, Hamon et Duflot aux primaires: Le combat des "inc'oyables et méveilleuses"