Urgence sanitaire dans un camp de réfugiés près de Dunkerque

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2 500 personnes vivent actuellement dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe dans des conditions sanitaires alarmantes. Parmi elles, de nombreux enfants.
2 500 personnes vivent actuellement dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe dans des conditions sanitaires alarmantes. Parmi elles, de nombreux enfants.

C'est un bidonville qui ne dit pas son nom. Le camp de réfugiés de Grande-Synthe, proche de Dunkerque (Nord), est un village de tentes et de cabanes plantées dans la boue. Le terrain, entouré d'arbres chauves, jouxte une autoroute. Pire, il est inondable. Depuis l'automne, une centaine de familles y ont installé un amoncellement d'abris précaires. Entre 2 500 et 3 000 réfugiés, dont 200 enfants, vivent actuellement dans ce qui ressemble à un cloaque. Avant l'été, seule une cinquantaine de personnes était présente sur place, mais la fermeture mi-novembre du camp voisin de Téteghem a provoqué un afflux de population.

Selon Damien Carême, maire (EELV) de la commune de 22 000 habitants sur le territoire de laquelle ce campement de fortune s'est installé, les conditions sanitaires y seraient pires que dans la "jungle" de Calais, distante d'une quarantaine de kilomètres. Ce que confirme Delphine Visentin, chef de mission pour Médecins sans frontières (MSF), pour qui ce camp n'est "pas un bidonville mais une décharge à ciel ouvert".

L'ONG a publié plusieurs tweets, depuis quelques jours, pour sensibiliser l'opinion.

Le maire de Grande-Synthe a, quant à lui, alerté le gouvernement avant Noël de "l'urgence à agir". Le maire a été reçu au ministère de l'Intérieur pour lui exposer la situation.

Aucun centre de jour ne permet, pour le moment, la distribution de...

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