Unité nationale : laissons une chance aux politiques !

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Mardi 13 janvier, l'ensemble de l'hémicycle applaudit Manuel Valls, une manifestation rare de l'unité nationale.
Mardi 13 janvier, l'ensemble de l'hémicycle applaudit Manuel Valls, une manifestation rare de l'unité nationale.

Mardi après-midi, il n'aura échappé à personne que les députés ont chanté debout la Marseillaise. Que le groupe UMP a remercié et fait applaudir le gouvernement socialiste. Que le nom du ministre de l'Intérieur a été acclamé à l'unanimité.Cela n'aura échappé à personne ? En est-on bien sûr ? Oui, évidemment, on a montré les images aux JT, on en a parlé le soir à la radio, mais le lendemain, ces radios, ces télés avaient déjà tourné la page. Elles n'y sont pas revenues, elles n'en ont pas, comme on dit dans le métier, fait un "sujet" relevé, martelé, débattu, comme l'élan des citoyens avait pu l'être deux jours auparavant. Or, le miracle était comparable. Si les médias, hormis quelques voix isolées, dont Franz-Olivier Giesbert, n'en ont pas fait un sujet, c'est que l'on n'apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces. On ne la leur fait pas aux médias. Sourires entendus. Regards en coin. Mais on sait que dans notre société médiatique, ce qui n'est pas ressassé, monté en épingle, n'a aucune chance de s'inscrire dans le disque dur des citoyens. La patrie en dangerPourtant, l'heure était historique. On n'avait pas vu ça depuis 1918 et la Première Guerre mondiale. Symboliquement, tout ce qui a eu lieu cet après-midi-là dans l'hémicycle était aussi fort, pour la classe politique, que les quatre millions de personnes dans les rues. Mais on a zappé, on est passé, on a décidé de passer à autre chose. Alors...

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