Une Suisse (presque) aveugle face à la menace terroriste

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Des policiers montent la garde devant le siège des Nations unies à Genève le 10 décembre. 
Des policiers montent la garde devant le siège des Nations unies à Genève le 10 décembre. 

En février dernier, le Tribunal administratif fédéral, la plus haute instance judiciaire de la Suisse, a contraint le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a publié ses effectifs : ils s'élèvent à 272 salariés, en comptabilisant les secrétaires et les balayeurs. « La publication du nombre de postes à plein temps permettra peut-être de mettre fin aux fantasmes qui portent sur sa taille et sa capacité d'action réelle », annonce alors le service de communication du SRC, qui dépend du ministère de la Défense. Autant dire que pour se renseigner, les espions suisses doivent lire les journaux et attendre les appels téléphoniques de leurs homologues étrangers.

Isolée, la Suisse est impuissante devant la menace terroriste. Son service de renseignement ne dispose pratiquement pas de moyens légaux pour combattre les djihadistes. Il ne peut ni effectuer d'écoutes téléphoniques, ni s'introduire dans les ordinateurs, ni même placer des micros dans les appartements privés. « On ne mettra pas de mosquées sur écoutes », a même promis Markus Seiler, le patron du SRC. Ajoutez que la police fédérale manque tellement d'effectifs que les 26 polices cantonales oublient parfois de l'alerter ! Pierre Maudet, le ministre de la Sécurité du canton de Genève, s'est permis tout récemment de dénoncer la nonchalance fédérale en matière de lutte contre le terrorisme, estimant que la Suisse « ne prend pas la mesure du problème ».

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