Une semaine d'élections cruciales pour les syndicats

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La réforme de la représentativé syndicale en 2010 a profondément changé le jeu des alliances (photo d'illustration).
La réforme de la représentativé syndicale en 2010 a profondément changé le jeu des alliances (photo d'illustration).

Ils sont médecins, professeurs, policiers, postiers, membres de la fonction publique hospitalière, de la fonction publique d'État ou de la fonction publique territoriale... Tous doivent élire d'ici le 4 décembre leurs représentants syndicaux pour les quatre prochaines années. Et, pour une fois, le score n'est pas joué d'avance. En effet, ces élections professionnelles appliquent une nouvelle loi votée le 5 juillet 2010.

Selon les mauvaises langues, excédé par l'ambiance kafkaïenne des réunions syndicales, le gouvernement Fillon a réformé en 2010 les règles de la représentativité syndicale, immuables depuis 1966, afin de réduire le nombre d'interlocuteurs des ministères et "rationaliser" le dialogue social. Ont notamment été modifiées les règles de représentativité au niveau national et au niveau des branches professionnelles avec la fixation d'un plancher et de nouvelles règles d'attribution des moyens syndicaux. Résultat : les syndicats qui ne rassemblent pas un nombre de voix suffisant verront leurs actions et leurs ressources considérablement limitées...

Les syndicats de police le plus durement touchés

Les premiers touchés sont les syndicats de police. Forte de 125 000 fonctionnaires, la police a dû revoir toute son architecture syndicale. Les syndicats policiers répondaient auparavant à une logique de corps - gardiens de la paix et gradés, officiers et commissaires -, chacun de ces corps disposant de ses propres syndicats en...

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