Une partie des cégétistes mis en cause par la police

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LE PRÉFET DE POLICE MET EN CAUSE UNE PARTIE DES CÉGÉTISTES
LE PRÉFET DE POLICE MET EN CAUSE UNE PARTIE DES CÉGÉTISTES

PARIS (Reuters) - Une petite partie des manifestants de la CGT ont participé aux violences commises mardi par des groupes extrémistes lors de la manifestation de Paris contre la loi Travail ou ne s'en sont pas désolidarisés, a déclaré mercredi le préfet de police de Paris.

Michel Cadot a souligné devant la presse le "niveau de violence très élevé" des 800 à 1.000 casseurs présents, dont un nombre significatif d'étrangers.

François Hollande a déclaré qu'il n'y aurait plus d'autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens, des personnes et des biens publics n'étaient pas garantis, a dit le porte-parole du gouvernement.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a accusé pour sa part la CGT d'avoir eu "une attitude ambiguë" vis-à-vis des casseurs, propos que le syndicat a jugé inacceptables.

Selon le préfet de police, en fin de cortège, "une petite partie des manifestants de la CGT, environ 100 ou 200 personnes, ont participé à des violences", notamment des militants "venus de l'Ouest, du Havre".

Il a également affirmé qu'une "quarantaine de drapeaux CGT étaient mélangés à un nombre élevé de casseurs" qui s'étaient placés au sein d'une "nébuleuse" positionnée en amont du cortège, peu après le départ.

"Il y avait une forme de solidarité, pour le moins passive, avec les casseurs", a-t-il dit, ajoutant que certains syndicalistes tentaient de gêner les interventions des forces de l'ordre, notamment les interpellations.

Cinquante-huit personnes ont été interpellées et 41 se trouvaient toujours en garde à vue mercredi. Parmi les interpellés, figurent cinq Allemands et des Italiens dont Michel Cadot n'a pas précisé le nombre, et un Suisse.

Le préfet a dressé le bilan des dégâts : 20 commerces, huit façades de banque, quatre abribus, 13 mobiliers urbains et 10 bâtiments de service public, dont l'hôpital pour enfants Necker, la mairie du 13e arrondissement et un immeuble du Conseil régional d'Ile-de-France ont notamment été touchés.

En outre, 28 policiers et 11 manifestants ont été blessés.

Entre 75.000 et 80.000 personnes, selon la police, ont défilé ont manifesté à Paris contre le projet de loi El Khomri. Selon Michel Cadot, il s'agissait de la plus grande manifestation dans la capitale depuis le début de la contestation.

Les syndicats anti-loi Travail ont revendiqué, eux, un million de manifestants dans la capitale, plus de dix fois plus.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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