Une famille syrienne en quête d'une nouvelle vie en France

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UNE FAMILLE SYRIENNE EN QUÊTE D'UNE NOUVELLE VIE EN FRANCE
UNE FAMILLE SYRIENNE EN QUÊTE D'UNE NOUVELLE VIE EN FRANCE

par Mourad Guichard

LE MANS, Sarthe (Reuters) - Le Dr. Milad Aleid n'est que soulagement et émotion, vendredi soir, quand il accueille au Mans 21 membres de sa famille qui ont quitté la Syrie pour le rejoindre dans cette ville de l'ouest de la France où il vit depuis de nombreuses années.

"C’est une immense joie. Ils vont être une richesse pour le pays. Bienvenue à ma famille !" s'enthousiasme-t-il.

Quinze d'entre eux ont atterri quelques heures plus tôt à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. 

"Ce week-end, on va se retrouver chez moi, en famille", confie le médecin. "Ils sont choqués d’avoir vécu des situations atroces. Tout va sortir petit à petit."

Contraints de quitter leur village de Tissia, dans le sud de la Syrie, ces chrétiens s’étaient réfugiés en banlieue de Damas. Ils font partie des 30.000 réfugiés du Proche-Orient que la France s'est engagée à accueillir en deux ans.

Le Dr. Aleid a organisé du Mans leur venue en France, en liaison avec Jean-Claude Boulard, le sénateur maire socialiste de la ville, et avec l’évêque du diocèse.

"Dans un état laïque comme le nôtre, il est rare qu’il y ait une démarche commune entre un élu et un évêque", commente Jean-Claude Boulard. "Mais nous connaissons des gens de l’hôpital qui viennent du Liban et de Syrie et qui nous ont tellement apporté."

Les visas ont cependant tardé et, dans la nuit du 11 au 12 septembre, un bombardement de leur quartier de résidence a fait des morts et de nombreux blessés, dont un enfant Aleid. 

"Si j’avais obtenu le visa deux semaines avant, on aurait évité cet accident. J’ai eu l’oeil et le nez arrachés", dit à Reuters Walid Aleid, 20 ans, qui doit être prochainement opéré. 

"Après l’opération, je voudrais apprendre la langue française et continuer mes études de comptabilité à la faculté, car je n’ai pas pu terminer. Après, je veux trouver un travail en France", ajoute-t-il.

Parmi ces demandeurs d’asile syriens, recueillis pour la plupart dans un hébergement collectif du Mans, d’autres logeant chez l’habitant sur place ou à Saumur (Maine-et-Loire), figure Amar Aleid, 24 ans. 

"DORMIR DANS UN LIT"

Lui et six autres membres de sa famille ont quitté clandestinement la Syrie le 15 août, direction l’Allemagne. Le voyage a duré quatre semaines.

"J’étais en dernière année d’école de commerce mais j’ai été obligé de partir parce que sur le trajet pour aller à la fac, il y avait des bombardements, des voitures piégées, c’était risqué", raconte-t-il. "Je suis parti parce que j’étais désespéré de ne pas avoir de nouvelles de l’ambassade de France, ni de ma demande de visa."

"Sur le bateau, on savait qu’on risquait notre vie, que probablement on allait mourir. Mais en Syrie, risquer notre vie c’était tous les jours", poursuit Amar Aleid, qui voit dans la France l’espoir d’une "nouvelle vie".

Il veut reprendre ses études, apprendre le français, s’intégrer. "Je vais (...) donner tout ce que je peux à la France, qui nous accueille aujourd’hui à bras ouverts", dit-il. Mais sa première priorité a été de dormir dans un lit.

"Je veux me reposer, dormir après ces quatre semaines de périple. Parfois, on ne dormait pas pendant 48 heures, ou on dormait là où il y avait de la place, dans les forêts", dit-il. "Je veux simplement me reposer et dormir, en famille, et bien manger."

Épuisés par un voyage commencé par un vol Beyrouth-Le Caire, d'autres réfugiés profitent pleinement de ces retrouvailles auxquelles assistent tous ceux qui se sont mobilisés pour leur venue.

Arrivée par avion avec ses enfants, Samira Aleid témoigne de son espoir naissant.

"Pour moi, en tant que mère, ce que je souhaite c’est un bon avenir pour mes enfants", confie-t-elle. "Qu’ils aillent à la fac pour terminer leurs études. Mon avenir, vraiment, c’est l’avenir de mes enfants. Mon avenir, c’est leur avenir."

(Edité par Emmanuel Jarry)

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  • fortunos le dimanche 4 oct 2015 à 15:14

    il est vrai que de nombreux libanais et syriens nous sont particulierement utiles dans nos hopitaux,il faut bien le reconnaitre.

  • fortunos le dimanche 4 oct 2015 à 15:11

    @wanda6 ne semble pas au courant de ce qui se passe en Syrie et n a meme pas lu l article qui decrit pourtant bien la situation

  • milano12 le dimanche 4 oct 2015 à 14:39

    1 pour 21 donc bientôt 600000 on est loin des 30000

  • M1531771 le dimanche 4 oct 2015 à 09:27

    Je vois que la censure est toujours aussi présente sur ce site, c'est bien...!

  • lsleleu le dimanche 4 oct 2015 à 09:25

    sans commentaires.

  • Berg690 le samedi 3 oct 2015 à 22:39

    aperalma savez-vous que nombre de musulmans syriens , en Allemagne,se convertissent au christianisme? C'est surement la grâce de dieu qui les touche en Bavière.

  • aperalma le samedi 3 oct 2015 à 20:16

    abertoni, si vous aviez bien lu l'article au lieu d'être obscurci par votre "philosophie", vous auriez du vous rendre compte que cette famille est chrétienne ....De plus le voile et la djebbah et non djellabah sont deux choses totalement différentes......

  • abertoni le samedi 3 oct 2015 à 19:55

    Sitôt intègres il pourront reprendre voiles et djellaba

  • dioptaze le samedi 3 oct 2015 à 18:28

    Quand on a plus les moyens de s'occuper de soi on ne va pas soccuper du voisin...

  • wanda6 le samedi 3 oct 2015 à 18:04

    "C’est une immense joie. Ils vont être une richesse pour le pays." pourquoi ils ne veulent pas " être une richesse pour " la Syrie ?