Un rapport évoque des pistes de financement pour le climat

le , mis à jour à 18:54
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UN RAPPORT PROPOSE DE MOBILISER PLUS DE FINANCEMENTS PUBLICS ET PRIVÉS POUR LE CLIMAT
UN RAPPORT PROPOSE DE MOBILISER PLUS DE FINANCEMENTS PUBLICS ET PRIVÉS POUR LE CLIMAT

PARIS (Reuters) - A six mois de la Conférence sur le climat de Paris (Cop21), un rapport remis jeudi à François Hollande préconise de mobiliser davantage de financements publics et privés dans la lutte contre le changement climatique.

Les auteurs, l'ancien ministre du Développement (EELV) Pascal Canfin et l'économiste Alain Grandjean, avancent des pistes pour encourager une économie décarbonée indispensable à la lutte contre le réchauffement de la Terre.

L'un des objectifs de la conférence prévue du 30 novembre au 11 décembre est d'honorer la promesse de rassembler 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 en faveur des pays en voie de développement, les plus touchés par le réchauffement.

Pour Pascal Canfin, la future taxe sur les transactions financières discutée lors d'une réunion des ministres des Finances européens, ce jeudi et vendredi à Luxembourg, doit être consacrée au climat.

"Il faut que cette taxe soit la plus ambitieuse possible de façon à pouvoir collecter, à l'échelle des 11 Etats qui sont partie prenante de cette initiative, autour de 10 milliards d'euros" a-t-il expliqué dans la cour de l'Elysée.

La part de la France, "autour d'un à deux milliards d'euros", devrait selon lui encourager "la lutte contre le changement climatique au Sud."

Le rapport propose notamment d'instaurer un suivi, via la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), de la feuille de route du financement d'une économie décarbonée au-delà de la Cop21.

Une autre idée consiste à fixer "un prix carbone" compris "dans une zone de 15 à 20 dollars la tonne en 2020 et croissant dans le temps, avec comme objectif le fait de viser une cible de 60-80 dollars la tonne en 2030-2035 selon le niveau de développement."

Pascal Canfin et Alain Grandjean suggèrent aussi d'intégrer le climat dans les modèles macroéconomiques de chaque pays de façon à respecter l'objectif - appelé à être inscrit dans un accord universel à Paris - de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C d'ici la fin du siècle.

(Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)

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