Un otage de l'Hyper Cacher escroque des éditeurs parisiens

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Le 9 janvier 2015, 20 personnes étaient dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes lorsque Amedy Coulibaly y fait irruption. 
Le 9 janvier 2015, 20 personnes étaient dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes lorsque Amedy Coulibaly y fait irruption. 

« J'ai vraiment été très con et je me suis fait chopé (sic), j'ai vraiment honte... » Dans un courriel envoyé au printemps dernier aux plus prestigieuses maisons d'édition parisiennes, Flammarion, Calmann-Lévy, Fayard, Stock et d'autres encore, Patrick T. passe aux aveux. Démasqué, il raconte l'arnaque qu'il avait entrepris de monter avec son ami Jo (le prénom a été modifié), l'un des rescapés de l'Hyper Cacher, où quatre personnes avaient été abattues par Amedy Coulibaly. Les deux compères avaient échafaudé un plan qui devait leur rapporter beaucoup d'argent, au minimum 100 000 euros, et dont les éditeurs parisiens devaient être les victimes.

Tout a commencé quelques semaines après les attentats de janvier 2015. Patrick T., qui se fait passer pour un communicant, démarche les éditeurs avec Jo qui aimerait faire publier son témoignage de la journée du 9 janvier. L'accueil est chaleureux et les directeurs de collection sont touchés par le récit de l'ex-otage. Les propositions d'à-valoir affluent : 20 000 euros ici, 30 000 là, 15 000 encore, mais avec un pourcentage plus important sur les ventes. L'intermédiaire, quinquagénaire verbeux, qui pose en lunettes de soleil sur son CV en ligne, insiste pour faire monter les enchères... Dans un mail adressé à Jo, que Le Point.fr a pu lire, Patrick T. récapitule ses négociations : « Untel garde une petite réserve financière de négoce sur l'à-valoir et les commissions...

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