Un House of Cards "made in China" pour lutter contre la corruption

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Barack Obama et Xi Jinping lors d'une visite officielle à Washington le 25 septembre 2015.,
Barack Obama et Xi Jinping lors d'une visite officielle à Washington le 25 septembre 2015.,

Dans l'un des seuls pays du monde où la plateforme de films et de séries en ligne Netflix n'est pas disponible, Au nom du peuple est un équivalent chinois de la série américaine House of Cards. La mini-série Renmin de Mingyi (en chinois), produite à la demande du Parti communiste chinois, sera diffusée à la fin de l'année dans le pays le plus peuplé du monde, selon le journal britannique

The Guardian. Objectif pour Pékin, promouvoir la lutte contre la corruption engagée par le président Xi Jinping. Lors de sa prise de fonction en 2013, il avait annoncé en faire une priorité : « Si nous laissons ce problème se propager comme de la mauvaise herbe, les conséquences seront désastreuses », avait-il averti, avant de citer un proverbe chinois : « Si tu restes dans un marché aux poissons trop longtemps, tu t'habitueras à la puanteur. »

Pour que ses administrés ne s'habituent plus à cette puanteur, le pouvoir chinois a investi 120 millions de yuans (environ 16 millions d'euros) pour financer la mini-série de 42 épisodes. Si les fictions évoquant des cas de corruption existent en Chine depuis une vingtaine d'années, celle-ci brise un tabou. C'est la première fois qu'un haut dignitaire du parti unique y apparaît comme un fonctionnaire corrompu. Jusqu'ici, les scénarios ne racontaient que l'histoire de petits bureaucrates du bas de l'échelle hiérarchique pour symboliser la...

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