Un faux agent immobilier aurait escroqué 47 familles

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Un homme comparaît devant le tribunal correctionnel de Melun pour escroquerie en bande organisée, exercice illégal de la profession d’agent immobilier et banqueroute. Il risque jusqu’à cinq ans de prison.

Personne n’est à l’abri d’une arnaque immobilière. Il s’agit d’un fait divers courant, et les stratégies mises en œuvre sont diverses et variées... Ce lundi comparaît devant le tribunal correctionnel de Melun un homme qui a sévit entre 2008 et 2011, toujours avec la même stratégie: il arrivait à convaincre les aspirants propriétaires à débourser la somme de 10.000 euros pour «réserver leur terrain.» «Un mécanisme d’escroquerie bien huilé», selon l’analyse de Me Alexis Ngounou, l’avocat de 22 parties civiles, dont la plupart résident dans la commune de Sénart.

Pourquoi les parties civiles lui ont-elles fait confiance? Parce que le gérant de l’ex-société In Terre Immobilier est accusé de s’être fait passer pour un vrai agent immobilier mandaté pour l’EPA (Établissement Public d’Aménagement). En vérité, il n’avait pas la moindre autorisation préfectorale pour pouvroir exercer ce métier. Résultat: il empochait l’argent, et ne donnait ensuite plus la moindre nouvelle aux clients.

L’accusé se serait ensuite arrangé pour que sa société fasse l’objet d’une liquidation judiciaire et aurait commis le délit de banqueroute en tenant une comptabilité incomplète, selon La République de Seine-et-Marne.

Supercherie découverte dès 2010

«J’envisageais d’acheter un terrain à Lieusaint, raconte l’un des plaignants. J’ai rencontré le constructeur qui m’a dirigé vers le gérant de la société In Terre Immobilier. Il m’a paru être quelqu’un de confiance. Il disait qu’il avait ses entrées à l’EPA. Il m’a fait signer un document antidaté stipulant que nous l’avions mandaté pour effectuer une recherche de terrain. J’ai déboursé 10.000 euros pour ça!»

De son côté, l’EPA a déposé une plainte dès la révélation qu’un faux agent immobilier se faisait passer pour un salarié de son établissement. «La supercherie a été découverte à mon arrivée, en 2010, précise à La République de Seine-et-Marne Bruno Depresle, l’actuel directeur de l’EPA. Nous attendons de ce procès la mise à jour de la vérité.» En attendant, l’intéressé est toujours présumé innoncent.

Il y a quelques mois, Le Figaro Immobilier vous racontait l’histoire de ce lyonnais, qui se faisait passer pour le propriétaire d’appartements dont il récupérait le double des clés, et encaissait ensuite un dépôt de garantie.

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