Un an après, les réfugiés chrétiens d?Erbil entre espoir et résignation

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Des enfants de réfugiés désormais scolarisés, mais un retour chez soi de plus en plus éloigné.
Des enfants de réfugiés désormais scolarisés, mais un retour chez soi de plus en plus éloigné.

Un signe d?espoir, mais aussi d'un point de non-retour franchi. Avec l?aide financière de trois fondations françaises, une école vient d?être inaugurée à Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Budget : environ 400 000 euros pour bâtir en trois mois un bâtiment capable d?accueillir 900 élèves.

Un signe d'espoir, car plus aucun enfant des chrétiens réfugiés de la plaine de Ninive, envahie par Daesh, ne sera déscolarisé. La construction de l?école a aussi permis de donner du travail à quelques réfugiés. Mais aussi un coup dur au moral : un an après la déferlante islamiste, comment se faire à l?idée, peut-être, de ne jamais pouvoir rentrer chez soi ? "L?été dernier, on s?était dit qu?il fallait aller là-bas pour les réconforter, leur dire qu?on ne les oubliait pas, explique Mgr Barbarin, venu à Erbil pour inaugurer l?école en compagnie de Mgr Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens. Puis, cet hiver, il fallait qu?ils puissent se loger, avoir des vêtements chauds, car ils avaient dû fuir sans rien emporter. C?est là que l?on s?est aperçu qu?il manquait des écoles. Maintenant, tous les enfants sont scolarisés, mais les chrétiens réfugiés restent encore pauvres en logements."

Cerise sur le gâteau pour tous les enfants inscrits dans cette nouvelle école : l?organisation d?une dictée géante place Bellecour à Lyon, sous l?égide d?Hélène Carrère d?Encausse, secrétaire...

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