Un adolescent arrêté pour la fausse alerte attentat de Paris

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UN ADOLESCENT INTERPELLÉ POUR UNE FAUSSE ALERTE TERRORISTE À PARIS
UN ADOLESCENT INTERPELLÉ POUR UNE FAUSSE ALERTE TERRORISTE À PARIS

PARIS (Reuters) - Un adolescent de 16 ans a été interpellé pour la fausse alerte à l'attentat qui a entraîné samedi une énorme opération de police dans le centre de Paris, provoquant un bref mouvement de panique, a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Durant plusieurs minutes, l'application du gouvernement Système d'alerte et d'information des populations (SAIP), destinée aux possesseurs de smartphones, a fait état d'un possible attentat et recommandé de s'abriter.

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse".

La source judiciaire n'a pas donné de précision sur le lieu de l'interpellation de l'adolescent, sauf pour dire qu'il ne s'agissait ni de Paris, ni de la région parisienne.

La diffusion d'une fausse information "dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise" est punie de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende par le Code pénal français.

L'Obs a indiqué dimanche être parvenu à entrer avec contact avec les deux responsables présumés de la fausse alerte, qui ont fait écouter l'enregistrement de leur appel téléphonique à la police.

Ils se présentent sur les réseaux sociaux sous les pseudonymes de "Tylers Swatting" et "Zakhaev Yamaha" et disent avoir 16 ans et 17 ans.

"Le projet initial était de 'swatter' une mosquée mais après Saint-Etienne-du-Rouvray on s'est dit que ça marcherait mieux avec une église", expliquent-ils en référence à l'attaque au couteau d'une église dans laquelle un prêtre a été tué le 26 juillet dernier. L'Etat islamique avait revendiqué l'attentat.

La pratique du "swatting" consiste à faire déplacer les forces de sécurité sous un faux prétexte, comme une alerte à la bombe, une prise d'otages ou un meurtre.

"On a fait ça pour le buzz. Si les gens ont eu peur, c'est leur problème...", a dit l'un des deux jeunes gens à L'Obs.

(Sophie Louet avec service France, édité par Yves Clarisse)

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  • M9941825 il y a 5 mois

    La peine maximum n'est pas suffisante et peu dissuasive : il faut y ajouter la facturation des forces de sécurité que la plaisanterie a rendu nécessaire = on ne plaisante pas avec le terrorisme

  • M9390997 il y a 5 mois

    Rabaisser la majorité à 15 ans

  • glaty il y a 5 mois

    Alors,! On va voir cette fois encore si les juges vont le remettre en liberté ou si ils vont faire preuve de sévérité et lui donner la peine maximum afin de faire comprendre aux autres que ce qu'il a fait va couter très chère devant la justice .3 ans de prison + 30 000 € d'amendes et remboursement des frais occasionnés par les forces de l'ordre lors des interventions,!