UDI-Modem : les contours flous de "l'Alternative"

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Yves Jégo, président par intérim de l'UDI, est candidat à la succession de Jean-Louis Borloo.
Yves Jégo, président par intérim de l'UDI, est candidat à la succession de Jean-Louis Borloo.

"Nous avons décidé de nous rassembler." Ainsi Jean-Louis Borloo actait, le 5 novembre 2013, la création de l'Alternative, alliance de l'UDI et du MoDem. Huit mois après, l'empreinte laissée par le label est encore floue. Le 14 juin, au conseil national de l'UDI, les questions foisonnent sur son avenir. Deux motions réclament une fusion des partis. Une proposition qui, si elle a été reportée sine die, met au jour la fragilité de l'alliance entre le centre "ni-ni" et le centre-droit. L'Alternative n'est encore pilotée par aucune structure. Bien que sa charte prévoie la mise en place d'un bureau exécutif, celui-ci ne s'est encore jamais réuni. Sans structure de pilotage, UDI et MoDem s'accommodent d'un dialogue "permanent, mais pas institutionnalisé", résume François Bayrou. Les dirigeants mènent surtout des "discussions souterraines", estime un député UDI, "des plans B, des plans C, le type de stratégie qui va nous planter". Pour justifier le bien-fondé de l'Alternative, l'UDI s'accroche à son premier bilan électoral. Les européennes ont été un succès, s'accorde-t-on à dire au parti, dans une unanimité presque récitée. Les responsables auraient ainsi conclu, lors d'un débriefing informel au lendemain des élections européennes, que "s'il n'y avait pas eu l'Alternative, on n'aurait plus de députés européens aujourd'hui", se rappelle Philippe Vigier, député de l'Eure-et-Loire. Le son de cloche est tout autre du côté de François...

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