Turquie : la machine autocratique d'Erdogan

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Entré en fonction à l'été 2014, Erdogan a su très vite faire oublier aux Turcs le côté essentiellement honorifique du poste présidentiel.
Entré en fonction à l'été 2014, Erdogan a su très vite faire oublier aux Turcs le côté essentiellement honorifique du poste présidentiel.

L'inquiétude demeure toujours en Turquie, quatre jours après l'interpellation de vingt-neuf personnes - onze ont pour l'heure été relâchées - proches de la mouvance du prédicateur religieux Fethullah Gülen. Si beaucoup parmi les Turcs ne portent pas dans leur coeur les partisans de ce mouvement socio-religieux, nombreux sont ceux à s'alarmer devant la totale impunité dont semble jouir le gouvernement.La vague d'arrestations dimanche 14 n'est en effet qu'un énième chapitre de la guerre ouvertement menée par le président Erdogan contre ses anciens alliés islamistes du mouvement Gülen, véritable "État dans l'État" selon lui. Arrestations de journalistes, évictions de fonctionnaires "gülénistes" remplacés par des fidèles du pouvoir : depuis 2013, l'AKP, le parti conservateur du leader turc, semble prêt à tout pour évincer ce rival très influent dans le système éducatif, la justice et la police."Sultan"Résultat de ces luttes de pouvoir, selon Alican Tayla (enseignant en relations internationales à l'université Paris-XIII et chercheur indépendant sur la Turquie) : "Jamais dans l'histoire de la République turque [créée en 1923, NDLR], un parti n'a autant concentré les pouvoirs malgré une longue période monopartite [1923-1945, NDLR] qui avait ses dynamiques propres." En effet, côté politique, depuis son arrivée au pouvoir en 2002, l'AKP enchaîne les succès électoraux et garde la main mise sur le corps parlementaire (49,8 % des voix...

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  • M8252219 le mercredi 17 déc 2014 à 09:59

    Comment installer la dictature.