Turquie : la chasse aux gülénistes passe aussi par l'Éducation nationale

le
3
Partisans du président Recep Tayyip Erdogan lors d'un rassemblement à Ankara.  
Partisans du président Recep Tayyip Erdogan lors d'un rassemblement à Ankara.  

Le ciel est menaçant sur Istanbul. Les premières gouttes de pluie se font sentir. Merve et Ayse se réfugient dans un petit restaurant du centre-ville. Pour ces deux jeunes trentenaires turques, enseignantes dans l'Éducation nationale, c'est l'heure de la pause déjeuner. Même l'été, elles continuent de travailler. L'année a été longue, la Turquie n'a pas été épargnée, mais les vacances se profilaient à l'horizon.

« Mais, non, j'ai dû annuler mon séjour en Europe », souffle Merve, déçue. Et pour cause : « Tous nos congés ont été annulés, nous n'avons plus le droit de quitter le territoire turc. » L'ordre vient de l'exécutif et vaut pour les 3,5 millions de fonctionnaires du pays. Mercredi, le président turc a instauré l'état d'urgence pour 3 mois.

Des centaines d'écoles fermées

Cinq jours après la tentative ratée de coup d'État, le président turc Recep Tayyip Erdogan et ses ministres purgent lourdement les institutions du pays. Partout, on traque les sympathisants et les membres de la confrérie de Fethullah Gülen. Dans les ministères, on licencie sans motif et à la pelle les fonctionnaires : 9 000 à l'Intérieur, 1 500 aux Finances. Mais le plus touché reste celui de l'Éducation nationale : plus de 21 000 personnes mises à la porte en l'espace de deux jours. Le privé n'est pas épargné. Plusieurs milliers d'enseignants ont été renvoyés et des centaines d'écoles ont été...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jfvl il y a 6 mois

    la démocratie en marche...

  • stegros il y a 6 mois

    Si on pouvez faire une chasse aux fonctionnaires improductifs je serai d'accord

  • rodde12 il y a 6 mois

    Inquiétants bruits. Que dirait-on si cela se passait en France?