Turquie - Crise des migrants : Izmir, la routine du désespoir

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À Dikili, dans la province d'Izmir, des migrants après une tentative infructueuse pour rallier Lesbos, le 3 mars 2016. 
À Dikili, dans la province d'Izmir, des migrants après une tentative infructueuse pour rallier Lesbos, le 3 mars 2016. 

« D'ordinaire, on les voit partout en ville. Pendant l'été, les parcs sont remplis de Syriens », explique Hasan, une main sur le volant de son taxi et l'autre pointant un petit espace vert, au bord de la mer Égée. « Ces trois derniers mois, on en rencontre moins à Izmir. Beaucoup ont pu traverser vers l'Europe. Les autres se font plus discrets, ils se cachent. »

La « faute » au changement de ton de la Turquie (où vivent près de 3 millions de réfugiés) qui, depuis la fin 2015 et l'accord passé avec l'Union européenne, s'est engagée ? contre monnaie sonnante et trébuchante ? à endiguer le flot de migrants bravant les caprices de la mer Égée pour gagner les îles grecques voisines. Depuis janvier, plus de 24 000 migrants (syriens, irakiens, afghans, etc.) ont été interceptés par la police et les gardes-côtes turcs et une centaine de passeurs ont été arrêtés, fanfaronnent les autorités locales.

Tour de vis

Pas de quoi refroidir les candidats au départ qui, malgré une météo parfois dantesque, continuent à prendre la mer, en quête d'une vie meilleure. En 2016, plus de 100 000 personnes ont déjà gagné les rivages grecs, via la Turquie, au grand dam des leaders européens. Alors Ankara multiplie ses efforts, notamment sur terre, en renforçant les contrôles de police entre les villes et sur les routes menant aux côtes. « Depuis octobre-novembre, la situation s'est sérieusement...

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