Turquie : comment Erdogan a roulé Obama

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Barack Obama a été contraint d'accepter la création d'une zone tampon d'une centaine de kilomètres de long et cinquante de large, au nord de la Syrie.
Barack Obama a été contraint d'accepter la création d'une zone tampon d'une centaine de kilomètres de long et cinquante de large, au nord de la Syrie.

Les engagements apparents et la bonne volonté d'Erdogan dans sa conversation téléphonique avec Obama il y a tout juste une semaine n'ont pas fait illusion très longtemps. Si la Turquie a démontré qu'elle se rangeait aux côtés de la coalition pour aller bombarder les forces de l'organisation État islamique, elle a lancé, pratiquement simultanément des raids aériens contre ceux qui, pourtant, depuis le début du conflit, se sont précisément montrés les adversaires les plus résolus de Daesh. Erreur stratégique ? Contradiction politique ? Pas du tout. Les troupes kurdes du PKK que les F16 turcs ont bombardées sont qualifiées par le commandement turc « d'objectifs rebelles », tout comme les djihadistes de l'EI.

C'est bien là toute l'ambiguïté du marché conclu entre le président des États-Unis et le Premier ministre turc. Après l'attentat de Suruç, qui a fait 32 morts le 20 juillet, Erdogan a paru accepter de rejoindre la coalition des pays qui combattent l'État islamique. Ce qui implique de permettre aux chasseurs bombardiers de l'armée de l'air américaine, grâce à l'utilisation des bases turques, de n'être plus qu'à 15 minutes de vol de leurs objectifs en Syrie.

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À ceci près qu'il y avait une condition pour qu'Ankara rejoigne les rangs des alliés : Obama a dû accepter la création d'une zone tampon d'une centaine de kilomètres de long et cinquante de...

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