Turquie - Amedspor : le football au coeur de la guerre civile

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Amedspor s'est incliné 3 à 1 jeudi face au club stambouliote leader du championnat turc devant des tribunes vides. Les suppporteurs étaient interdits de stade.
Amedspor s'est incliné 3 à 1 jeudi face au club stambouliote leader du championnat turc devant des tribunes vides. Les suppporteurs étaient interdits de stade.

L'ambiance n'était pas des plus chaleureuses ce jeudi soir au stade Ülker de Fenerbahçe, sur la rive asiatique d'Istanbul. Pourtant, l'enjeu était de taille : le vainqueur du match décrochait un ticket pour les demi-finales de la Coupe de football de Turquie. Si, du côté des supporteurs des Canaris de Fenerbahçe, club légendaire de la métropole turque et actuel leader de la ligue nationale, on donne de la voix pour réchauffer la fraîche soirée stambouliote, le stade sonne creux. En face, personne pour donner la réplique. Les supporteurs de l'adversaire du jour, l'équipe d'Amedspor, eux, ont été interdits d'enceinte pour ce quart de final retour.

Ce n'est pas une première pour le petit club de Diyarbakir, principale ville des régions kurdes de Turquie. Depuis plusieurs matches, aucun des fans de l'équipe n'est autorisé à assister aux rencontres, décision de la Fédération nationale oblige.

Des slogans très politisés

En cause, les slogans chantés par les supporteurs du club kurde, lors d'un précédent match de Coupe, aux accents bien trop politisés. « Sur est partout ; la Résistance est partout », pouvait-on entendre résonner dans les tribunes. Un hymne en faveur de la lutte contre les forces de sécurité turques, qui, depuis plus de 90 jours, assiègent le quartier historique de Sur, au c?ur de Diyarbakir, pour y déloger les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

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