Tribune - Gérard Collomb : "La Turquie doit accepter son histoire sans en trier les faits"

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Le sénateur et maire de Lyon Gérard Collomb s'est engagé il y a longtemps aux côtés de la diaspora.
Le sénateur et maire de Lyon Gérard Collomb s'est engagé il y a longtemps aux côtés de la diaspora.

Le 24 avril prochain, nous commémorerons le centenaire du génocide des Arméniens, tragédie inaugurale d'un siècle parmi les plus sanglants de l'histoire. Orchestré par le régime ultranationaliste des Jeunes Turcs, il anéantit en quelques mois les deux tiers de la population arménienne d'Anatolie : 1 million 500 000 personnes mortes sans sépulture au terme d'un indicible calvaire, et dont la trace s'est perdue aux portes du désert de Syrie. Un siècle après les faits, la Turquie n'a toujours pas reconnu l'existence du génocide de 1915. Pour les Arméniens, où qu'ils vivent, ce négationnisme d'État est une blessure qui ne se referme pas. Nourri par la pensée de Jaurès et du mouvement arménophile qui ont fait de la France un phare de la conscience universelle, je suis de ceux qui se battent depuis longtemps aux côtés de la diaspora. Guidé par la force de la communauté arménienne de Lyon, dont la culture et le dynamisme ont tant contribué au développement de notre métropole, j'ai partagé son émotion à chaque étape de la reconnaissance du génocide, en 1985 à l'ONU, en 1987 au Parlement européen et en 2001 dans notre pays. C'est au nom de nos valeurs communes de justice, de vérité et de paix que nous avons érigé en 2006 le Mémorial lyonnais et soutenu en 2013 la création du Centre national de la mémoire arménienne de Décines, lieu d'histoire et de transmission du patrimoine culturel millénaire des Arméniens. Toutes ces étapes...

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