Tourisme : pourquoi mai 2016 ne sera pas un bon cru pour les escapades

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Avec seulement deux ponts cette année, le mois de mai est moins propice aux courts séjours que l'année dernière. Les envies d'ailleurs des Français se sont concentrées sur le week-end du 8 mai.

Moins de ponts, c'est plus de croissance... mais moins d'escapades touristiques. Avec deux jours fériés tombant un dimanche, le mois de mai 2016 s'annonce décevant pour les spécialistes des courts séjours. Le site Weekendesk, leader du marché, s'attend à une baisse des réservations entre 5% et 10% par rapport à l'année dernière, particulièrement propice aux escapades avec pas moins de quatre ponts. Le week-end du 1er mai a été le plus touché avec une baisse des réservations de 40% par rapport à 2015.

L'Ascension et la Pentecôte (respectivement 5 et 16 mai) fournissent néanmoins deux occasions de prendre le large. Mais les Français ne multiplient pas les escapades et leurs envies d'ailleurs se sont concentrées sur le week-end du 8 mai, où les réservations ont là grimpé de 54%. «C'est une tendance que l'on constate depuis plusieurs années, précise Laurent Salanié, directeur général de Weekendesk. Trop de week-end tue le week-end, l'engouement des Français se concentre sur une seule date.» Pour les autres week-end du mois, les disponibilités sont toujours de l'ordre de 60%.

L'Île-de-France désertée à cause de la menace terroriste

Quant à ceux qui partent, ils ne vont pas bien loin. La France reste la destination privilégiée par 86% de ceux qui ont pris le parti de s'évader quelques jours. Le Sud de l'Hexagone mais aussi la Normandie gardent les faveurs des vacanciers, tandis que la Bretagne prend la troisième place au classement des régions les plus prisées pour les ponts de mai, détrônant l'Île-de-France.

Cette dernière encaisse un recul des réservations de 27%, entraînée dans sa chute par la capitale (-33%), qui pâtit des menaces terroristes. À l'étranger, les réservations en Belgique, habituellement plébiscitées par les habitants du Nord de la France, font elles aussi les frais des menaces terroristes, avec une baisse de 50%.

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