Tokyo : les comptes pas clairs du maire

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« La politique et l?argent » sont un thème récurrent au Japon où la loi est jugée trop lâche. 
« La politique et l?argent » sont un thème récurrent au Japon où la loi est jugée trop lâche. 

Des repas à plus de 1 000 euros dans de grands restaurants français étoilés, des achats de quelque 140 documents historiques et objets d'art sur des sites d'enchères, des séjours dans des suites de luxe de grands hôtels en famille, le tout passé en notes de frais sur ses comptes politiques : le maire de Tokyo, Yoichi Masuzoe, a été obligé d'avouer la semaine passée que sa façon de gérer ses finances n'était pas d'une grande clarté. L'homme mêle allègrement, apparemment depuis des années, dépenses personnelles et professionnelles. Les explications de ce francophone et francophile qui gère la capitale de 13 millions d'habitants depuis 2014 peinent à convaincre, et les critiques fusent. Après avoir dit que les estampes et autres objets achetés servaient de cadeaux à des interlocuteurs étrangers ou lui étaient utiles dans son travail, il propose de rembourser une partie des sommes en question, mais sans que l'on comprenne vraiment les raisons de ses choix entre celles qu'il classe comme légitimes et celles qu'il reconnaît comme injustifiées.

« La politique et l'argent »

Son compte Twitter est figé depuis le 12 mai, veille d'une conférence de presse où il a dû confesser les faits après la publication d'un premier article très virulent sur l'utilisation de son véhicule de fonction et les deniers de la capitale. Les dépenses liées à ses voyages à l'étranger ont ensuite été passées au peigne fin par les...

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