Tianjin : révélations et autocritique dans les médias d'État

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Un homme derrière une banderole qui rend hommage aux victimes des explosions qui ont détruit la zone industrielle de Tianjin.
Un homme derrière une banderole qui rend hommage aux victimes des explosions qui ont détruit la zone industrielle de Tianjin.

La catastrophe de Tianjin met en lumière tous les maux dont souffre le modèle chinois : la corruption en premier lieu, la méfiance de la société civile aussi envers un pouvoir prompt à camoufler ses manquements. C'est sans doute à la fois pour contenter une opinion publique très remontée et pour détourner l'attention de ses propres fautes que les autorités favorisent la révélation par des médias d'État des responsabilités locales dans cet accident industriel majeur qui a fait au moins 114 morts et dont les conséquences sur l'environnement continuent d'inquiéter.

L'agence officielle Chine nouvelle a publié le témoignage en forme de confession de Dong Shexuan, 34 ans, le fils d'un ancien chef de la police du port de Tianjin. Il contrôlait 45 % des parts de Rui Hai, mais celles-ci étaient au nom d'un camarade d'études. Le reste de l'entreprise appartenait à Yu Xuewei, un ancien dirigeant du groupe public Sinochem, géant chinois de l'industrie chimique. Lui aussi s'était dissimulé derrière un prête-nom, en l'occurrence un proche ami, précise Chine nouvelle.

Dix responsables de l'entreprise Tianjin Rui Hai International, à qui appartenait l'entrepôt incriminé sur le port de Tianjin, ont été arrêtés après les déflagrations géantes survenues dans la nuit de mercredi à jeudi.

« Mes connexions sont dans la police et chez les pompiers »

« J'ai demandé à mon condisciple de garder ces actions en mon...

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