Thierry Lepaon dénonce des manoeuvres pour déstabiliser la CGT

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THIERRY LEPAON DÉNONCE UNE ENTREPRISE DE DÉSTABILISATION DE LA CGT
THIERRY LEPAON DÉNONCE UNE ENTREPRISE DE DÉSTABILISATION DE LA CGT

PARIS (Reuters) - Thierry Lepaon a dénoncé mardi une entreprise de déstabilisation après les révélations sur le coût des travaux dans le logement mis à sa disposition par la CGT mais a reconnu des failles dans la prise de décision financière de la centrale syndicale.

Cette affaire visant son secrétaire général a révélé le malaise existant au sein de la confédération, le poussant à s'expliquer devant la comité confédéral national de la CGT.

Dénonçant des dirigeants de la CGT qui le critiquent sous couvert de l'anonymat, il s'en est vivement pris au Premier ministre Manuel Valls, qui a donné, selon lui, "le coup d'envoi au déferlement médiatique" sur cette affaire.

"Qu'il s'occupe des affaires de la Nation pour lesquelles des résultats sont fortement attendus, et qu'il laisse la CGT s'occuper des siennes", a-t-il lancé.

Le "patron" de la CGT dénonce également "un problème de fonctionnement" du bureau confédéral "qui handicape notre capacité collective". Il annonce donc qu'il recevra individuellement, dès jeudi, chacun de ses membres afin de s'assurer "de leur engagement et adhésion à l'esprit d'équipe".

Thierry Lepaon, qui dit avoir découvert dans la presse le montant des travaux réalisés dans l'appartement en cause souligne qu'il fait 79 m2 et non pas 120 m2 comme l'a écrit le Canard enchaîné, qui a révélé l'affaire.

Le montant exact des travaux réalisés dans ce logement loué par la CGT à Vincennes, dans le Val-de-Marne, est de 105.000 euros, précise-t-il, et non de 130.000 euros, comme publié.

Selon lui, la personne qui a subtilisé ce document à l'intérieur même de la CGT en choisissant d'alerter la presse, et non les instances de la centrale, a "choisi volontairement, un mois avant une élection professionnelle décisive dans la fonction publique, de nuire à la CGT".

"Dans un contexte de crise économique, sociale, politique et morale majeure, les initiateurs et les complices de cette entreprise de déstabilisation visent à faire vaciller la représentation sociale de la CGT aux yeux des salariés."

Néanmoins, cette affaire a révélé aux yeux de Thierry Lepaon "des failles majeures dans le fonctionnement interne de prise de décisions" de la centrale, "une seule personne" pouvant décider de dépenser 105.000 euros dans un appartement en location sans en référer à une instance du syndicat.

Il annonce donc qu'il soumettra dès la semaine prochaine au bureau confédéral le recrutement d'un directeur administratif et financier. "Il aura d'abord la charge de proposer à la direction confédérale un ensemble de règles permettant de sécuriser notre fonctionnement et nos décisions budgétaires", explique-t-il.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • mlaure13 le mardi 4 nov 2014 à 18:28

    Il est comme Sarko avec Bygmalion...il ne savait non plus...SUPER MdR...

  • M9244933 le mardi 4 nov 2014 à 14:29

    Il n'a pas senti le coup venir de ses copains de l'intérieur. Mettre plus de 100000 € dans un appartement de 79 m2 qui ne leur appartient pas, il n'a pas remarqué.

  • gyere le mardi 4 nov 2014 à 14:25

    Que le gouvernement ait le courage de sucrer les subventions de l'Etat à ce "syndicat" et la gabegie s'arrêtera!!

  • mucius le mardi 4 nov 2014 à 14:08

    N'oublions pas que les syndicats sont financés à 90% par l'Etat et à 10% par leurs adhérents et la CGT reçoit la plus grosse part. Ca permet aux responsables de s'attribuer toutes sortes de sucreries à nos frais...

  • d.e.s.t. le mardi 4 nov 2014 à 13:41

    Un syndicat qui nomme un individu aussi méprisable à sa tête ne mérite pas le moindre respect!

  • M1945416 le mardi 4 nov 2014 à 13:28

    notre pays est riche , la preuve ...

  • M2683479 le mardi 4 nov 2014 à 13:24

    Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie... Un rapport parlementaire lève le voile. Décapant !

  • M2683479 le mardi 4 nov 2014 à 13:22

    les cotisations ne représentent qu'une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales.C'est une «exception française

  • M1945416 le mardi 4 nov 2014 à 13:15

    les gens qui cotisent pour les syndicats, on leurs a dit qu'ils payaient aussi pour l'appart des dirigeants ? que payent-ils d'autres encore ?

  • dotcom1 le mardi 4 nov 2014 à 13:12

    Après avoir déstabilisé puis coulé la SNCM, c'est la moindre des choses.