Thanksgiving: les Américains ont surtout acheté sur Internet

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Une majorité de consommateurs a effectué ses achats depuis son smartphone ou sa tablette, boudant les centres commerciaux.

Une bonne nouvelle de plus pour Amazon. Le déclin de l'engouement pour la course aux rabais dans centres commerciaux au lendemain du jeudi de Thanksgiving se confirme. 103 millions d'américains, pour la majorité depuis leur tablette ou leur smartphone, ont choisi de faire leurs achats en ligne au cours du long week-end de jeudi à dimanche. Dans le même temps, 102 millions sont sortis de chez eux pour trouver de bonnes affaires dans les grands magasins traditionnels.

C'est la première fois qu'un plus grand nombre d'américains préfère cliquer sur leur écran plutôt que faire sonner les caisses enregistreuses de commerces traditionnels pour marquer le début de la saison des achats de fin d'année. Amazon, leader inconstesté du commerce en ligne, est bien parti pour afficher à nouveau des ventes record au cours des dernières semaines de l'année.

Ces indications publiées par la National Retail Federation (NRF) reposent sur des sondages mais ne donnent pas d'estimations des montants dépensés par les deux catégories de consommateurs. En outre, comme certains ont non seulement acheté en ligne, mais aussi trouvé leur bonheur dans un magasin, c'est en fait un total de 151 millions d'américains qui s'est mobilisé au cours de ce week-end crucial pour le secteur de la distribution. On dépasse ainsi les prévisions de 136 millions d'acheteurs publiées il y a quelques semaines par la NRF.

Les magasins traditionnels toujours leader en volume de vente

En termes de volume de vente, internet semble encore loin de dépasser le mode classique de consommation: selon Adobe Systems Inc., les américains ont dépensé en ligne 4, 45 milliards de dollars le jeudi et le vendredi de Thanksgiving. Dans le même temps, selon ShopperTrak, qui utilise des caméras pour analyser la manière dont les américains consomment, 12, 1 milliards de dollars ont été dépensés dans les magasins traditionnels.

Il serait toutefois artificiel d'opposer catégoriquement Amazon, eBay et leurs émules aux grandes chaînes traditionnelles comme Wal-Mart, Target et Macy's dans la mesure où les efforts des distributeurs traditionnels pour développer leurs propres sites internet sont directement responsables de la montée en puissance des achats en ligne. Heureusement pour des enseignes comme Best Buy, J.C. Penney ou Bloomingdales, tout ce qui s'est acheté en ligne, ne représente pas une perte nette pour leur chiffre d'affaires.

Wal-Mart, qui s'est lancé dans un vaste plan d'investissement pour doper ses ventes en ligne, a par exemple osé publier en ligne ses plus gros rabais cette année dès le jour de Thanksgiving. Jusqu'à présent le leader de la distribution à bas prix réservait ses meilleures affaires à ses clients traditionnels.

Target, le numéro deux derrière Wal-Mart, a de son côté fait venir ses employés encore plus tôt que d'ordinaire ces derniers jours, afin de leur faire préparer dans les magasins-même les paquets d'articles commandés en ligne par la clientèle connectée. Dans les deux cas, ces géants du commerce misent sur la proximité géographique de leurs clients pour inciter ces derniers à venir prendre leurs marchandises dans leurs magasins.

Diminution de la fréquentation des centres commerciaux

Il reste que la diminution de la fréquentation des centres commerciaux pose un probléme financier aux promoteurs immobiliers, ainsi qu'aux plus petites chaînes de magasins implantées dans les galleries marchandes de ces centres aux côtés des grands magasins.

Prosper Insights & Analytics estime que l'acheteur moyen, toutes catégories confondues, au cours du week-end a dépensé 299, 60 dollars, contre 380, 95 dollars l'an dernier et 407, 02 dollars en 2013. Le recul illustre d'une part l'effet des promotions pratiquées dès le début du mois de novembre par les commerçants: cette tendance semble canibaliser les achats de Thanksgiving. D'autre part il reflète l'expérience croissante des acheteurs, convaincus que les meilleures affaires se font au dernier moment, dans les jours qui précèdent Noël, lorsque les commerçants sont obligés de réduire leurs stocks.

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