Thalys : comment lutter contre "les fourmis" du terrorisme

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La gare de Lyon à Paris le 8 juillet dernier. Sécuriser les transports ferroviaires contre une menace qui peut surgir de n'importe où est un défi qu'il faut envisager avec lucidité.
La gare de Lyon à Paris le 8 juillet dernier. Sécuriser les transports ferroviaires contre une menace qui peut surgir de n'importe où est un défi qu'il faut envisager avec lucidité.

Les éditorialistes reviennent sur l'attentat manqué du Thalys pour souligner le durcissement du discours de François Hollande face au terrorisme et pour mettre en garde face à la tentation du repli ou de la "discrimination" entre les victimes.

Philippe Marcacci dans L'Est républicain : la guerre sur notre territoire

"Déjà, la veille, au moment d'épingler la Légion d'honneur sur les polos des héros du Thalys, François Hollande avait surpris. Chef des armées, le président de la République avait pris des accents guerriers. Face au mal qui est là, qui s'appelle le terrorisme, il y a le bien, celui de l'humanité. Des propos étonnants dans la bouche d'un homme qui, face aux dangers, avait, jusque­-là, surtout évolué sur le registre de l'union. Au moment de rendre hommage au courage de trois citoyens américains, le discours de François Hollande rappelait celui de George Bush en 2002 justifiant l'intervention en Irak par un sermon quasiment biblique : la guerre du bien contre le mal. On sait, depuis, combien l'opération, qui a déstabilisé toute la région et ouvert la voie au chaos, s'est révélée désastreuse. Hier encore, face aux ambassadeurs, le chef de l'État s'est positionné sur la même ligne de front. 

Nous devons nous préparer à d'autres assauts et donc nous protéger

. Façon de dire que, pour lui, la guerre n'est plus à notre porte, elle campe sur notre territoire. Et les premiers...

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