TGV Lyon-Turin : le tunnel de la discorde

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Des ouvriers travaillant sur le chantier du tunnel de la ligne de TGV (TAV en espagnol) Lyon-Turin, près de Chiomonte.
Des ouvriers travaillant sur le chantier du tunnel de la ligne de TGV (TAV en espagnol) Lyon-Turin, près de Chiomonte.

Une température de 25 degrés, une poussière qui contraint à porter un masque, des parois qui suintent 40 litres d'eau par seconde, des dizaines de tubes et de câbles de tous les diamètres, des rouages d'acier et des pistons géants : le fond de la galerie de Chiomonte évoque à la fois les décors des Temps modernes de Chaplin et une mine de charbon. Derrière la cabine de pilotage, dans un bruit assourdissant, les dents de tungstène du tunnelier dévorent la paroi de pierre, millimètre par millimètre, sur un diamètre de 6,3 m. Travaillant 24 heures sur 24 au rythme de 10 à 15 mètres par jour, selon la dureté de la pierre, le tunnelier a déjà creusé 2,7 des 7 kilomètres qu'il aura à parcourir. Ce n'est pourtant qu'une "descenderie" - une simple voie d'accès -, de la petite bière au regard du vrai tunnel dont le percement ne commencera qu'en 2017. Long de 57 kilomètres avec deux galeries de neuf mètres de diamètre, le tunnel de la liaison ferroviaire Lyon-Turin, destinée à 80 % au fret et 20 % au trafic de passagers, sera le plus long au monde. Il reliera la Lombardie à la région Rhône-Alpes et, par-delà, l'Europe du Sud au nord et à l'est du continent. Attentats En surface, sous un viaduc d'autoroute, 160 soldats et policiers veillent en permanence sur le chantier : double check point avec vérification des identités auprès de la préfecture de Turin, véhicules de guerre, camion-citerne avec lance à eau anti-manifestants,...

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