Terrorisme islamiste : "Le Sénat a eu les yeux plus gros que le ventre"

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Le journaliste Yvan Stefanovitch, qui dénonce les priviléges des sénateurs, s'attaque également au travail de la commission d'enquête du sénat sur le terrorisme islamiste. 
Le journaliste Yvan Stefanovitch, qui dénonce les priviléges des sénateurs, s'attaque également au travail de la commission d'enquête du sénat sur le terrorisme islamiste. 

Le 23 juin, les sénateurs autorisaient par vote leur président Gérard Larcher à déposer une plainte en diffamation au nom du Sénat contre Yvan Stefanovitch, auteur du livre Le Sénat. Un paradis fiscal pour des parlementaires fantômes (paru le 2 juin aux éditions du Rocher). Son auteur y dénonce les privilèges légaux, mais « scandaleux », des sénateurs, et la vraie fausse transparence qui les protège. Il s'attaque aujourd'hui au travail de la commission d'enquête du Sénat sur le terrorisme islamiste. Entretien.

Le Point.fr : Pourquoi l'enquête du Sénat pour améliorer la lutte contre le terrorisme islamique est, selon vous, inefficace ?

Yvan Stefanovitch : Engagé comme d'habitude dans une compétition classique avec l'Assemblée nationale, le Sénat a eu un coup d'avance en publiant début avril 2015 le rapport Goulet de 440 pages sur les « Réseaux djihadistes - Filières djihadistes : pour une réponse globale et sans faiblesse ». Deux mois plus tard, la commission d'enquête Ciotti de l'Assemblée nationale déposait le sien sur « La surveillance des filières et des individus djihadistes ». Et presque un an après en juillet 2016, la commission d'enquête Fenech de cette même Assemblée publiait un autre rapport sur « les moyens mis en ?uvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 ». Une certitude : la...

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