TER pour Genève : les frontaliers bénissent les trains suisses !

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Intercités et TER, les maillons faibles de la SNCF.
Intercités et TER, les maillons faibles de la SNCF.

À Bellegarde, dans le département de l'Ain, la presse locale ne consacre pas ses « marronniers » aux soldes, aux départs en vacances ou à la rentrée scolaire, mais aux retards des TER censés emmener chaque matin à l'heure les frontaliers sur leur lieu de travail, sur les bords du lac Léman. Pour 13 000 habitants, Bellegarde-sur-Valserine ne compte pas moins de 1 300 « pendulaires », auxquels s'ajoutent ceux des environs, Châtillon-en-Michaille (400 frontaliers), Injoux-Génissiat (120) et Seyssel (90). Sur les quais de la gare, ça trépigne souvent de rage quand le train de 7 h 1, venant de Grenoble ou de Chambéry, se pointe avec vingt minutes ou une demi-heure de retard.

Car, depuis Jean Calvin qui ne supportait pas que ses fidèles manquent le début de ses prêches, on ne badine pas avec la ponctualité à Genève. « Ces trains jamais à l'heure, ça peut nuire gravement. C'est dramatique pour certains, le patron pète un plomb », assure un habitué de la ligne de 7 h 1 dans La Tribune républicaine, l'hebdomadaire local. L'usager mécontent ajoute : « Un ami a perdu son travail à cause de ces retards répétés, il y a un an. Idem pour un voisin. » Le sujet est suffisamment sensible pour que Régis Petit, le maire de Bellegarde, interpelle Étienne Blanc, le premier vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Un TGV interdit aux frontaliers

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