TER dans le Grand Est : ubuesque en Lorraine, exemplaire en Alsace

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L'Alsace est une bonne élève en matière de TER.
L'Alsace est une bonne élève en matière de TER.

En débarquant à la tête de la région Grand Est, Philippe Richert a trouvé dans la corbeille un paquet empoisonné. L'objet ? La circulation des TER entre la France et le Luxembourg. Ce qui n'est pas une mince affaire, puisque chaque jour 80 000 frontaliers circulent entre Thionville et Luxembourg. En vertu d'un accord de 2005 entre la France et le Grand Duché, il était prévu d'équiper les trains d'un dispositif de sécurité pour les rendre compatibles entre les deux pays. Problème : les trains appartiennent à la région et la mise à niveau est à la charge de l'État. « En prenant nos responsabilités, explique Philippe Richert, nous avons découvert que rien n'avait été fait pour mettre en place les dispositifs. Jean-Pierre Masseret [ancien président de la région Lorraine, NDLR] a dit qu'il ne l'avait appris que très tard. »

Résultat : la date limite d'application prévue par cet accord a été dépassée, et à partir du 1er janvier 2020, les usagers risquaient de devoir changer purement et simplement de rames. En catastrophe, la nouvelle région Grand Est a donc dû investir 25 millions d'euros ? sur 5 ans ? et la SNCF a finalement mobilisé une personne à temps plein sur le dossier. « Une fois de plus, si l'on en est arrivé là, c'est parce qu'il n'y a pas eu de concertation entre l'État et les régions, fulmine Philippe Richert, par ailleurs président de l'Association des régions de France (ARF). On veut nous imposer...

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