Tempête sur la Croix-Rouge

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Le président de la Croix-Rouge française, Jean-Jacques Eledjam, le 9 septembre 2015, lors de l'accueil d'un groupe de réfugiés syriens, afghans et érythréens.  
Le président de la Croix-Rouge française, Jean-Jacques Eledjam, le 9 septembre 2015, lors de l'accueil d'un groupe de réfugiés syriens, afghans et érythréens.  

Un simple mail. Ainsi prend fin, le 11 octobre, le court passage d'Annie Burlot-Bourdil à la direction générale de la Croix-Rouge : « Le président et moi-même avons convenu d'un commun accord qu'il serait plus pertinent de confier à Jean-Christophe Combe la conduite de l'équipe et des projets en cours. » Le jeune homme de 35 ans devient donc le quatrième directeur général de la Croix-Rouge en cinq ans... Du jamais-vu dans cette respectable institution de 152 ans, dotée de plus d'un milliard d'euros de budget et employant plus de 18 000 salariés. Ultime revirement d'une gestion décrite comme erratique et autoritaire depuis l'élection du président Eledjam (73 ans), cet épisode intervient en pleine crise de management : l'ONG négocie cette année 5 plans sociaux et devrait supprimer plus de 200 emplois. Quant aux bénévoles, beaucoup jettent l'éponge et crient leur désarroi sur les réseaux sociaux.

Trois ans après le début de son traitement, le malade convulse toujours. Lorsque le docteur Jean-Jacques Eledjam succède à Jean-François Mattei, en 2013, il souhaite apposer sa marque. Il commence par détricoter tout ce qui avait été précédemment mis en place. Il appelle à ses côtés un nouveau directeur général, Stéphane Mantion, un ancien de la maison que certains décrivent comme « revanchard ». Le duo désormais aux commandes de la Croix-Rouge n'a pas de stratégie précise ? même son entourage le reconnaît. En...

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