Tarn : le FN mis en échec au "pays de Jaurès"

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Le FN, arrivé en tête dimanche dernier, n'aura finalement pas d'élus dans les deux cantons du fief électoral historique de Jean Jaurès (photo d'illustration).
Le FN, arrivé en tête dimanche dernier, n'aura finalement pas d'élus dans les deux cantons du fief électoral historique de Jean Jaurès (photo d'illustration).

Le coup de grisou à Carmaux a réveillé la gauche. Le FN, arrivé en tête dimanche dernier, n'aura pas d'élus dans les deux cantons du fief électoral historique de Jean Jaurès. Ni ailleurs dans le Tarn, où le président (PS) sortant Thierry Carcenac va retrouver son fauteuil après une victoire sans gloire (46,26 %) lors d'une triangulaire à Albi. "Le PS a gagné grâce au FN. À 500 voix près, l'alternance était possible", regrette Philippe Folliot, député (UDI) élu dès le premier tour, qui espérait profiter des fissures apparues dans la majorité dans la gestion du projet de barrage de Sivens.

À Carmaux, le binôme du PS a été éliminé dès le premier tour dans le canton de la vallée du Cérou. Mais le maire de Blaye-les-Mines, conseiller général sortant qui a quitté le PS au début de l'année et faisait campagne avec une élue "rurale", a fait le plein chez les électeurs socialistes, communistes et écologistes, dispersés dimanche dernier. Le FN ne gagne que 700 voix. Avec 5 515 abstentionnistes (38,14 % des inscrits), le "parti des pêcheurs à la ligne" a perdu d'une poignée de voix son titre de vainqueur du scrutin. Scénario identique dans l'autre canton de Carmaux, où le PS bondit de 32 à 63 % des suffrages entre les deux tours. Ici, seulement sept électeurs qui ne s'étaient pas rendus aux urnes dimanche dernier ont fait le déplacement. Comme si le spectre d'une victoire du FN, brandi par la gauche, ne faisait plus ni chaud ni froid...

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